Ambassadeur de don de sang : 50 dons

J’ai effectué en début de semaine mon 50e don de produits sanguins🩸 ce qui me donne le très beau titre d’ambassadeur de don de sang. Un titre dont je suis très fier je dois l’avouer.. car il a un parcours et une grande valeur pour moi.


donner… QU’est-ce que ça me donne ?

Altruisme et gratitude rapportent une MULTITUDE de bienfaits:

  • Réduit les risques de dépression;
  • Réduit le trouble d’anxiété généralisé ou de phobies;
  • Diminue les risques de dépendance à l’alcool ou à la nicotine;
  • Améliore le fonctionnement quotidien des gens souffrants d’un trouble de stress post-traumatique;
  • Permet de vivre de manière plus intense les différents moments de la vie;
  • Réduit la quantité d’émotions négatives et augmentent les émotions positives;
  • Agit sur la santé physique en réduisant le stress;
  • Améliore la qualité du sommeil;
  • Contribue au maintien et renforcement des relations;
  • Augmente la capacité de gérer les conflits personnels;
  • Entraîne l’entraide;
  • Active les zones du cerveau impliquées dans les comportements altruistes;

Également, en donnant du sang, je sauve automatiquement des vies.


Spécifiquement, je donne du plasma, mes dons sont utilisés principalement dans la fabrication de médicaments (Immunoglobuline (Troubles neurologiques, maladies auto-immunes etc.), Albumine (Maladies du foie, brûlures sévères, états de choc etc.), facteurs de coagulation (Hémophilies etc.)…)

Un hémophile a besoin de 1200 dons de plasma par an. Le Québec désire être autosuffisant en matière de produits sanguins. Chaque don est donc d’une grande importance. 


J’ai peur (des aiguilles – du sang …)

Je n’ai jamais eu une phobie des aiguilles mais j’ai déjà eu peur, plus exactement de la douleur.
J’ai cependant eu une phobie de l’eau au point de paniquer en dessous du pommeau de douche, ce qui faisait en sorte qu’étant jeune je prenais toujours la douche téléphone pour ne jamais avoir le jet directement au visage. Aujourd’hui, j’adore faire du kayak et j’aime faire des longueurs dans une piscine !

J’avais une phobie sociale me faisant bégayer devant une classe et me sentir en danger devant un inconnu et aujourd’hui j’y prend plaisir !

Bref.. en terme de peur je m’y connais. La peur est un mécanisme essentiel à votre survie. Vous êtes entre autre né avec une peur du vide instinctive (Gibson, E. J., & Walk, R. D. (1960)).

Pourquoi ai-je peur ?

Long sujet à développer une autre fois… Vos peurs sont instinctives, génétiquement transmises par vos parents et apprises au courant de votre vie au-travers vos expériences et votre environnement.

Prenons la peur des aiguilles : Vous voyez une aiguille et à ce moment, l’amygdale (Partie du cerveau responsable de détecter le danger) s’active. Elle s’active de la même façon que si vous étiez face à un animal très dangereux sur le point de vous tuer. Elle vous fait réfléchir à diverses options (Fuir – Foncer – Figer). Elle fait en sorte que votre corps aille ce qu’il faut pour faire face à ce danger (battement cardiaque augmente – respiration devient plus rapide etc.). Dans certains cas, cette peur est tellement intense qu’elle entraîne une perte de conscience (syncope vasovagale). Également, votre diaphragme se comprime lorsque votre corps réagit sous la peur.

Votre corps à peur instinctivement de ce qu’il lui est inconnu. Ce que votre cerveau ne connait pas : Il le perçoit comme un danger. Alors votre cerveau, il aime ça se faire réconforter et savoir où il va. Lorsqu’il est confronté à un stimulus (Une aiguille par exemple), il cherche dans sa banque de données d’expériences si il connait ça. Si il fait le lien que la dernière fois qu’il a vu une aiguille, la douleur a été très intense et qu’il a senti une intrusion néfaste dans le corps, il va activer l’amygdale pour envoyer qu’un danger potentiel est présent. Si il n’a jamais vu d’aiguille mais que ça lui fait penser à un couteau, couteau qu’il lui a déjà fait très mal lorsqu’il était très jeune, il pourra également faire l’association qu’il y a un danger potentiel.

Comment contrôler La peur

Encore là, c’est un sujet très profond. Une peur ne se traite pas comme une phobie et certaines personnes auront besoin d’un professionnel pour les guider au-travers leur processus (Si vous n’êtes plus capable de marcher suite à un accident, vous aurez besoin d’aide d’un professionnel et vous l’accepterez, il n’y a donc pas de honte à recevoir de l’aide psychologique lorsque vous en ressentez le besoin).

Très très rapidement, ma façon de réagir face à une peur : C’est premièrement de la comprendre. D’où est-ce qu’elle vient cette peur là ? Ensuite : C’est de voir les signes précurseurs. Lorsque je sens ma respiration accélérer et ma température corporelle augmenter, je sais que mon corps est en réaction et en préparation. À ce moment : Je me concentre pour que ma respiration devienne profonde et que mon diaphragme bouge correctement. Ensuite : Je me parle. Je me rassure et me mentionne que ce que ma réaction est tout à fait normal. Je rationalise ensuite en envoyant des messages positifs à mon cerveau. Le but est de lui envoyer le bon message lorsqu’il se croit en danger. Cependant, cette méthode est une méthode de réaction face à une peur. La prévention est beaucoup plus importante.

Alors comment prévenir : Une méthode très efficace est l’Exposition graduelle à l’élément qui nous fait peur. Plus vous vous exposerez à ce qui vous rend anxieux et plus votre corps s’habituera et comprendra que puisqu’il est encore en vie, il n’y a pas de danger. L’exposition graduelle, c’est d’habituer votre corps lentement mais sûrement à l’élément pour ne pas créer de traumatisme. Comme pour l’exemple de l’aiguille, ça pourrait ressembler à :

  1. Regarder des photos d’aiguille;
  2. Voir une aiguille en vrai;
  3. Voir un vidéo d’une aiguille sur une personne qui le tolère très bien;
  4. Sentir l’effet d’une aiguille contre la peau;
  5. Sentir une aiguille entrer dans la peau.

L’ensemble du processus peut parfois prendre des années, l’important est de respecter votre corps et de savoir écouter ses besoins. Être en contact avec quelqu’un / plusieurs personnes réussissant face à un élément qui vous perturbe est également très bénéfique car votre cerveau a désormais un exemple humain sur qui se comparer.


Anecdote de vie – Ma peur des aiguilles

Remontons dans le temps, il y a plus de 20 ans, je me revois à l’école primaire, à la classe de musique ou je venais d’apprendre à jouer les premières notes de la chanson thème du Titanic à la flûte à bec… donc on était en 1996 ou 1997. Je venais également d’apprendre que nous aurions un vaccin pour l’hépatite, bref, je me souviens que ma crainte de recevoir une aiguille dans ma peau était assez grande pour que je me souvienne du cours où j’étais. 

Les options d’évitement passaient dans ma tête car j’étais doué  à éviter toutes situations pouvant me mettre en danger (Fuir – Foncer – Figer = Fuir était définitivement mon mode de vie).

Seulement… je n’avais pas de possibilité d’éviter ce vaccin dont je ne comprenais pas trop l’importance. Je comprenais qu’on pouvait mourir de l’hépatite mais je n’avais personne dans mon entourage ou dans mes connaissances qui avaient été atteint alors pour moi ça n’existait pas.   L’humain voit « sa » réalité selon ses expériences et ses connaissances. Avez-vous déjà eu l’impression après vous avoir acheter une nouvelle voiture que BEAUCOUP TROP de monde avait exactement la même ? Ce n’est pas parce que tout le monde ait passé devant le vendeur d’automobiles le même jour, c’est que votre cerveau a ajouté la case « votre automobile » dans ses connaissances. À l’opposé, le cerveau perçoit ce qu’il ne connaît pas ou ne comprend pas comme étant un danger ou une menace.

Je m’égare un peu mais comprendre la base du cerveau me paraît important, et surtout,TELLEMENT intéressant.

Voilà donc que je me suis résolu au fait que je me fasse vacciner car j’avais reçu un pamphlet expliquant exactement les risques engendrés par l’hépatite, risques que je considérais supérieurs à la douleur du vaccin. 

Je m’étais habitué aux aiguilles en me disant une chose : ce qui me fait peur, c’est la douleur : si je crée une douleur plus grande que l’aiguille (en me pinçant), alors je n’aurais plus aucune crainte à avoir. Je me suis donc pincé à plusieurs reprises de façon à ce que je me dises : « y’a pas un vaccin qui va me faire plus mal que ça! ». J’ai ainsi crée une base à mon cerveau sur laquelle il pouvait s’appuyer lorsque viendrait le temps de la piqûre pour ne pas se sentir en danger. Là il faut bien comprendre que je ne suggère pas de se « faire du mal » pour se désensibiliser, j’avais à peine 10 ans à l’époque. Ce que je mentionne est plutôt que le cerveau à la capacité de se désensibiliser à une peur en s’y habituant de façon graduelle comme on l’a précédemment lu.

Quelques années plus tard, a 21 ans, je donnais du sang pour la première fois à l’école nationale de police en formation et où j’étais initialement dans un mode : « Tu réalises ton rêve, vis ton moment au maximum » faisant en sorte que j’étais presque sans peur pour une courte période. Le don s’est donc passé à merveille et mon cerveau s’est dit : « y’a rien de dangereux là-dedans. Recommence tant que tu veux ! »

Aujourd’hui, je fais des dons de plasma, un don d’une durée d’environ 40 minutes et ce, une fois par semaine.


Je ne peux pas donner de produits sanguins

Si vous ne pouvez pas donner à cause des critères de sélection très exhaustifs, ne vous découragez pas, vous avez démontrer votre grand cœur et votre intérêt. Donner sans recevoir peut se faire par l’entremise du bénévolat. Vous pouvez entre autre visiter le RÉSEAU DE LACTION BENEVOLE DU QUÉBEC https://www.rabq.ca/organismes-dans-ma-region.php  pour voir les organismes dans votre région. 


Conclusion 

Pour terminer, la peur est souvent engendrer par l’inconnu, le manque d’informations ou une mauvaise connaissance de notre merveilleuse machine : le cerveau. Une belle façon de combattre la peur est, comme on a pu le lire dans le blog, s’y exposer de façon graduelle. Communiquer avec une personne ressource dans un domaine qui nous fais peur est un bon exemple d’exposition graduelle. En la matière de don de sang : Je suis votre guide si vous en avez besoin, n’hésitez pas à m’écrire.


Carrière de donneur

Pour que vous aussi, vous commencez votre carrière de donneur : 

Hema-Quebec

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