La gestion du stress

La sortie de zone de confort

6 septembre 2022 : Ça fait une semaine et deux jours que je suis moniteur en utilisation de la force. Je viens de terminer une formation en intervention pédagogique où j’ai eu à monter et présenter deux cours de 30 minutes. Je suis maintenant à ma formation de moniteur de tir GLOCK 17 – 26. La matinée n’est pas terminée et j’ai une importante baisse d’énergie. Je sens un grand inconfort qui me rend très mal à l’aise durant quelques heures. Je sens poindre une remise en question à l’horizon. Durant la journée, j’entends d’anciens conseils de «partner» dans ma tête : Prend une bière ou deux, tu vas mieux dormir, une fois c’est pas être alcoolique, c’est juste s’enlever du stress. 

Ce soir-là j’ai dû me parler. Voilà le résultat de ma rétrospective. 

L’importance de se connaître

Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi ai-je senti cet inconfort et pourquoi à ce moment ? Voilà l’importance de se connaître : Identifier la source du stress. 

Premièrement, être humain, c’est vivre les changements de la vie. Ces changements procurent un certains stress qui est non négligeables. Holmes et Rahe ont établi que ces évènements avaient une influence sur la santé (Échelle de la réadaptation sociale, Holmes et Rahe (1967). Parmi les éléments de cette liste que j’ai vécu en 2 semaines, il y avait: 

  • Changement majeur dans les habitudes alimentaires;
  • Changement majeur dans les heures de sommeil;
  • Changement d’emploi;
  • Changement des responsabilités au travail;
  • Changement majeur des conditions de travail;
  • Retourner de façon intensive sur les bancs d’école.

Selon cet étude et seulement selon ces éléments, mon résultat est de 170pts, ce qui démontrerait que j’ai 50% plus de risque de développer un problème de santé majeur d’ici les deux prochaines années. 

Cependant, c’est là que les bonnes habitudes de vie et la bonne gestion du stress vient en ligne de compte. 

Au-delà  de ces changements sur lequel je n’avais aucun contrôle, je me suis penché sur mes pensées erronées : 

  • Je suis le moins bon tireur parmi les 4 et ça m’atteint;
  • Je me projette dans le futur à subir les regards critiques des gens à qui j’enseigne selon ma vision de moi-même qui est : Je suis le moins bon tireur de mon groupe et je vais montrer aux autres comment tirer

En récapitulant cette partie en vulgarisant : Je vis une période de stress plus élevé que la normale et qui me met à risque + Je ne me donne pas la chance d’apprendre + Je veux être le meilleur dès le départ… Possible que le BREAKDOWN approche rapidement ?


Évacuateur de stress sain

Le soutien social

L’être humain a besoin de ses pairs pour évoluer. Les gens ayant de bons réseaux sur le plan social ont beaucoup moins de risque de développer des maladies physiques / psychologiques en vieillissant. 

J’ai donc utiliser ce réseau pour me faire dire ce que je savais déjà : 

  • Laisses-toi la chance d’apprendre; 
  • Ce qui est important, c’est d’être la meilleure version de soi-même;
  • Un pas à la fois. 

C’était TOUTES des choses que je savais déjà, mais quand on est trop près du mur à garder le focus sur le problème, on oublie de faire un pas de recul pour s’apercevoir que la porte de sortie (la solution) était juste à côté. 

Ça m’a donc permis de prendre ce pied de recul et oui, m’apercevoir que déjà en 1 semaine et demi, j’avais fait un pas de géant.

L’importance de l’alimentation:

Un esprit sain dans un corps sain. Ce soir-là, j’ai bu de l’eau et j’ai mangé ce qu’il me fallait de protéines, de glucides et de lipides. Je n’ai pas mangé hyper sucré / fait de surdose de café / redbull etc. en sachant très bien que je devais mettre toutes les chances de mon côté. 

Je l’ai dit précédemment, à cause des évènements de ma vie, mon risque de développer une maladie est plus élevé, alors je dois compenser. 

L’auto-médication ALIAS la solution facile

L’auto-médication, c’est vouloir régler un problème par soi-même par l’utilisation d’une substance. L’apprentissage cognitif se fait alors rapidement au niveau de l’esprit : Lorsque je vis une situation de stress et une perte de contrôle, j’ai la pensée «je suis moins stressé sous l’effet de l’alcool», ce qui entraîne la pensée «Hmmm, un bon gin tonic !», ce qui entraîne l’envie de consommer et la pensée : «juste un gin…», ce qui entraîne la consommation de la substance etc. 

Une fois n’est pas coutume ? Encore-là je reviens à l’importance de comprendre la vulnérabilité dû aux évènements de ma vie. Cette consommation aurait donc une très grande importance. 

J’ai donc été vers des évacuateurs de stress sain : 

  • J’ai écouté de la musique;
  • J’ai été courir avec le chien à l’extérieur (Nature + sport + contact avec un être très concentré sur le moment présent);
  • Je me suis ensuite rappelé qui j’étais et que PEU IMPORTE QU’EST-CE QUI ARRIVE DANS MA VIE, LA QUESTION EST : COMMENT PUIS-JE APPRENDRE DE CETTE SITUATION ? Voilà le résultat après l’utilisation de ces évacuateurs: 

Le modèle de rechute de MARLATT (Marlatt & Gordon, 1985)

Au lieu de consommer de l’alcool, j’ai répondu adéquatement à un haut niveau de stress ce qui a augmenté mon sentiment d’efficacité personnelle. Ce sentiment sera présent dans mon esprit dans le futur lorsque je serai confronté à d’autres situations similaires. 

Modèle cognitive comportementale de la rechute (Marlatt & Gordon 1985)

Faire le focus sur ses forces:
Je me suis donc concentrer sur mes forces : Communicateur, orateur, animateur, vulgarisateur, aisance à parler en public, persévérant, empathique, performant, j’atteints tout ce que je veux car je n’arrête jamais jusqu’à réussir.

Ça a ensuite donné le ton sur COMMENT M’AMÉLIORER, donc de voir ce qui était initialement une faiblesse de façon constructive : 

Identifier les points à améliorer : 

  • Me comparer à moi-même;
  • Me donner la chance de faire un pas à la fois;
  • Améliorer ma technique par la pratique, refaire les mêmes mouvements à répétitions jusqu’à obtenir le bon résultat.
  • Faire de la salle de tir une zone de méditation. En faisant la relation mentale entre : SALLE DE TIR = Endroit pour apprendre à contrôler sa respiration et la maîtrise de soi-même, je détends mon corps et mon esprit face aux facteurs agressants (Bruit – Sensation du corps après avoir tiré des milliers de balles etc.) 

Conclusion

Lazarus & Kolkman, 1984

En résumé, face à un élément stressant, l’important est d’abord de prendre un pied de recul, ensuite, avoir un bon soutien social.

Ce soutien social et ce pied de recul permettra de faire une évaluation de la situation beaucoup plus claire. C’est alors important de se connaître pour identifier la bonne source de stress.

Suite à cette évaluation, d’évacuer le surplus de stress est important en utilisant des évacuateurs sains. 

Cette évacuation et cette oxygénation de l’esprit met en place un bon cocktail neurologique pour établir une stratégie d’adaptation (Dans mon car : faire le focus sur mes forces et sur mes points à améliorer, refaire les mouvements encore et encore). 

Finalement, un pas à la fois, a lieu l’adaptation face au stress en question (Lazarus et Kolkman, 1984). #PA’DELANTE ! 

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