L’Impact Positif de l’Exercice en Plein Air sur la santé

@remiwillnicolas de Folies Boréales dans le cadre du pushup challenge, Percé, 2025

On parle souvent d’« aller prendre l’air » ou de « bouger pour se vider la tête ».
Ce ne sont pas que des expressions. Ce combo mouvement + nature est documenté scientifiquement comme un des moyens les plus puissants (et facile d’accès) pour :

  • réduire le stress,
  • diminuer le risque de dépression,
  • et soutenir la santé mentale à long terme.

On va voir ce que disent les études, puis ce que tu peux en faire concrètement dans ta vie… et comment des lieux en forêt comme Folies Boréales à Percé en Gaspésie  s’insèrent très naturellement dans ce tableau.


1. Quand le stress devient toxique

L’American Psychological Association (APA) rappelle qu’un stress prolongé peut devenir toxique pour plusieurs systèmes du corps : pression artérielle, immunité, risque de maladies cardiovasculaires, mais aussi anxiété et dépression. Colby College

Ce qui est à la fois ironique et intéressant, c’est que l’exercice physique, qui est lui-même une forme de stress pour l’organisme, renforce au contraire notre capacité à y faire face :

  • lors d’un effort, la réponse au stress s’active,
  • mais après l’exercice, on observe une diminution des hormones de stress comme le cortisol et l’épinéphrine;
  • le cerveau augmente aussi certains neuromodulateurs comme la noradrénaline, ce qui l’aide à mieux gérer les futurs stress. Focused Life-Force Enegery

Parallèlement, d’autres études montrent que les environnements naturels (forêts, espaces verts) réduisent directement la charge de stress, à la fois sur le plan psychologique et biologique. PubMed+1


2. L’activité physique comme traitement de la dépression et bouclier anti-stress

2.1. Efficace… au niveau d’un vrai traitement

Une grosse méta-analyse publiée dans le BMJ a regroupé des essais pour comparer différents types d’exercices (marche/jogging, yoga, musculation, etc.) sur la dépression. Résultat :

L’exercice est un traitement efficace à la dépression, avec des effets particulièrement marqués pour la marche/jogging, le yoga et l’entraînement en force, surtout quand l’intensité est suffisante. PubMed

Une autre méta-analyse ciblant les femmes postménopausées arrive à la même conclusion :

  • l’exercice réduit significativement les symptômes dépressifs,
  • avec un effet notable aussi sur l’anxiété. PubMed

Une revue plus récente sur l’exercice à haute intensité montre aussi une amélioration significative de l’intensité des symptômes dépressifs par rapport aux groupes témoins. PubMed


Les auteurs proposent même que l’exercice soit considéré aux côtés de la psychothérapie et des antidépresseurs dans nos outils à utiliser contre la dépression. PubMed

Évidemment, ça ne veut pas dire « remplace ton traitement avec un professionnel de la santé par du jogging », mais plutôt : si tu veux te battre sérieusement contre la dépression, bouger régulièrement est un allié majeur.

2.2. Effets sur la réponse au stress

Une revue sur l’activité physique, la sédentarité et la réactivité au stress montre que :

  • les personnes plus actives ont souvent une réponse au stress plus en contrôle : une fréquence cardiaque plus basse, un cortisol mieux régulé, des réponses immunitaires moins extrêmes ;
  • l’inactivité et la sédentarité sont associées à des réponses au stress plus dysfonctionnelles. PubMed

Dans le même ordre d’idée, l’APA souligne que l’exercice régulier semble réduire les taux d’anxiété et de dépression, et qu’il peut être aussi efficace que certains antidépresseurs pour traiter les troubles anxieux et de l’humeur chez certaines personnes. Colby College


3. La nature, la forêt et les espaces verts : un « médicament » silencieux

3.1. Forêt et cortisol : l’impact du « Bain de forêt »

Une méta-analyse sur le shinrin-yoku (bains de forêt) s’est penchée sur les niveaux de cortisol, l’hormone du stress.

  • 22 études ont été incluses dans la revue, dont 8 dans la méta-analyse.
  • Dans presque toutes, les participants exposés à la forêt avaient des niveaux de cortisol significativement plus bas après l’intervention que les groupes urbains ou contrôles. PubMed

En vulgarisant :

Passer du temps en forêt réduit le cortisol à court terme, de façon mesurable.

Une autre méta-analyse sur le shinrin-yoku montre que la forêt fait aussi baisser la pression artérielle, systolique et diastolique, plus que les environnements non forestiers. PubMed

Autrement dit : forêt =

  • stress en baisse,
  • tension en baisse,
  • système cardio-vasculaire qui respire un peu mieux.

3.2. Espaces verts et risque de dépression

Une étude de 2023 a analysé l’exposition aux espaces verts et le risque de dépression et d’anxiété. Résultat :

  • une augmentation de 10 % de la proportion d’espaces verts est associée à une baisse du risque de dépression,
  • une augmentation similaire de l’indice de verdure (NDVI) est aussi liée à un risque plus faible de dépression, avec un effet favorable sur l’anxiété également. PubMed

Conclusion des auteurs :

Améliorer ou préserver les espaces verts doit être considéré comme une intervention de santé publique qui promet pour prévenir dépression et anxiété. PubMed


4. Quand tu combines les deux : l’« exercice vert » (green exercise)

On appelle green exercise le fait de pratiquer une activité physique dans un environnement naturel (forêt, parc, bord de mer, etc.).

4.1. Effets sur le bien-être mental

Une revue et une méta-analyse récente de 57 études sur l’exercice en nature montre que :

  • les interventions d’exercice vert ont, en moyenne, un effet positif significatif sur le bien-être mental ;
  • les effets sont particulièrement nets quand on compare à l’absence d’intervention ou à d’autres interventions de bien-être (sans mouvement). ScienceDirect

Les différences avec l’exercice en salle ou en milieu urbain ne sont pas toujours statistiquement supérieures, mais :

  • l’exercice en nature est au moins aussi bon pour la santé mentale,
  • et semble souvent plus agréable (plus de plaisir, de revitalisation, de sentiment de restauration). MDPI+1

Une revue ciblant des personnes ayant des maladies chroniques (cancer du sein, risque cardiovasculaire, lombalgies chroniques, obésité, diabète, etc.) montre que l’exercice en nature :

  • est sûr et bien toléré,
  • améliore la santé physique et la santé mentale dans plusieurs de ces groupes. PubMed

Des études en milieu de travail indiquent aussi que des séances de marche dans la nature, comparées à des marches en intérieur ou en milieu urbain, peuvent :

  • améliorer l’affect positif,
  • et réduire certains indicateurs physiologiques du stress. PubMed

4.2. Ce qu’on peut en tirer sans exagération

Les revues restent prudentes :

  • on manque encore d’études très robustes,
  • Le fait que l’exercice en nature soit meilleur que l’exercice « classique » n’est pas toujours démontrée.

Mais ce qu’on peut dire avec certitude, c’est que :

  1. L’activité physique régulière, même modérée, réduit clairement :
    • le risque de dépression,
    • les symptômes dépressifs,
    • la réactivité au stress. PubMed+2PubMed+2
  2. L’exposition à la nature (forêt, espaces verts) :
    • fait baisser le cortisol,
    • réduit la tension artérielle,
    • est associée à un risque moindre de dépression et d’anxiété. PubMed+2PubMed+2
  3. Les interventions qui combinent les deux (exercice vert)
    • améliorent le bien-être mental,
    • sont au moins aussi efficaces que l’exercice seul,
    • sont perçues comme plus agréables et plus restauratrices par les participants. ScienceDirect+2MDPI+2

En langage simple :

Bouger est bon pour ta tête.
Bouger dans la nature est bon pour ta tête et ton corps.
Et ça a de vraies bases scientifiques, pas juste un “feeling”.


5. Concrètement : comment utiliser ce duo dans ta vie

Sans entrer dans un discours médical (ça, c’est la job des professionnels de la santé), les études pointent quelques axes très concrets.

5.1. Bouger régulièrement

Les recommandations officielles (citées dans l’article de l’APA) parlent de 150 minutes d’activité modérée par semaine ou 75 minutes d’activité vigoureuse. Colby College

Mais ce que montrent les études, c’est surtout que :

  • commencer quelque part est mieux que rien,
  • même des séances courtes répétées peuvent faire une différence,
  • marcher, faire du renforcement, faire du yoga ou du sport fonctionnent tous : l’important, c’est la régularité et la discipline. PubMed+1

5.2. Aller chercher la nature là où tu peux

Tu n’as pas besoin d’habiter au milieu d’un parc national pour profiter de la nature :

  • choisir un parc ou un boisé pour ta marche,
  • prendre un itinéraire « vert » pour ta course,
  • faire tes pauses dans un espace avec des arbres plutôt que sur le trottoir,
  • planifier des activités et des sorties en forêt plus longues quand c’est possible.

Les données sur la proportion d’espaces verts montrent que plus ton environnement contient de nature, plus le risque de dépression tend à diminuerPubMed

5.3. Combiner les deux en intention

Tu peux littéralement te faire une habitude simple dans ta vie :

  • 3 à 5 fois par semaine :
    • 20 à 40 minutes de marche rapide, de course, de vélo ou d’entraînement,
    • si possible dans ou vers un espace vert.
  • Au moins une fois par semaine :
    • un moment plus long et déconnecté (sans téléphone) en forêt ou en milieu naturel.

Ce n’est pas un traitement miracle ni un remplacement à la thérapie ou à la médication lorsqu’elles sont nécessaires, mais les données prélevées des études suggèrent que ce type d’hygiène de vie :

  • réduit le risque de dépression,
  • aide à réguler la réponse au stress,
  • soutient les fonctions cognitives à long terme. PubMed+2PubMed+2

6. Comment intégrer mouvement + nature sans compliquer ta vie ?

Si tu ramènes ça à ta réalité concrète, ça peut être aussi simple que :

  • marcher dans le boisé le plus proche,
  • marcher ou faire du vélo au lieu de la voiture dès que c’est réaliste,
  • transformer une partie de ton temps libre en exercice vert.

Et parfois, ça peut vouloir dire sortir complètement de ton contexte habituel.

Si un jour tu te retrouves en Gaspésie, la région du Rocher-Percé avec des endroits comme Folies Boréales, en forêt à Percé, incarnent exactement ce duo dont parlent les études :

  • activité physique en plein air,
  • immersion prolongée en nature,
  • coupure avec le bruit et la pression du quotidien.

Ce type d’environnement ne « guérit » pas la dépression à lui seul — aucune étude sérieuse ne le prétend — mais il offre un terrain idéal pour appliquer dans la vraie vie ce que la science décrit :

bouger, respirer, se déposer en forêt, et laisser ton système nerveux se réajuster.

Si tu veux vivre ce que la science décrit — mais en version “24h nature” — explore un endroit comme Folies Boréales à Percé.

Participer à un défi ou à une communauté motivante peut aussi t’aider à maintenir l’habitude. Par exemple, au Canada, le Push-Up Challenge existe pour nous rappeler une réalité difficile : environ 2000 personnes se suicident chaque jour dans le monde.

C’est pour ça que j’encourage — tout comme je le fais — à bouger, à sortir prendre l’air…
et à participer au Push-Up Challenge : 2000 push-ups en 23 jours, en février, pour se souvenir des 2000 vies perdues quotidiennement, tout en soutenant l’Association canadienne pour la santé mentale.

Si tu veux un défi concret : joindre le Push-Up Challenge. C’est structuré, humain, et ça réunit des milliers de personnes autour d’un même objectif.


🧩 FAQ – Activité physique, nature et santé mentale

Q1. Est-ce que l’activité physique peut vraiment réduire le stress ?

Oui. Les recherches montrent que le mouvement diminue les hormones de stress comme le cortisol et l’épinéphrine. Après un effort physique, le corps revient plus facilement dans un état de calme, ce qui renforce la résilience face au stress.

Q2. Pourquoi la nature aide-t-elle autant la santé mentale ?

Les études sur le “bain de forêt” montrent que 20 minutes en forêt suffisent pour faire baisser le cortisol et réduire les émotions négatives. La nature agit comme un environnement apaisant où le système nerveux décroche plus facilement.

Q3. Est-ce que l’activité physique aide contre la dépression ?

Oui. Des méta-analyses montrent que l’exercice est un traitement efficace pour diminuer les symptômes dépressifs, en particulier la marche, la course, le yoga et le renforcement musculaire.

Q4. Est-ce que bouger dans la nature est plus efficace que bouger à l’intérieur ?

L’exercice en nature (“green exercise”) offre au moins les mêmes bénéfices que l’exercice en salle, avec en plus un effet de restauration mentale : plus de clarté, plus d’énergie et une sensation de récupération psychologique plus forte.

Q5. Combien de temps faut-il passer dehors pour ressentir les effets ?

Les données suggèrent qu’environ 20 minutes en forêt suffisent pour réduire le cortisol et améliorer l’humeur. Même une marche courte dans un parc urbain peut déjà faire une différence.

Q6. Quelle durée d’activité physique est idéale pour la santé mentale ?

Les recommandations générales parlent de 150 minutes d’activité modérée par semaine. Mais scientifiquement, même 10 à 15 minutes de mouvement déclenchent des effets positifs sur l’humeur et le stress.

Q7. Est-ce que les effets sont les mêmes si on n’est pas “en forme” ?

Oui. Les bénéfices psychologiques apparaissent même chez les débutants. Ce n’est pas la performance qui compte, mais la régularité.

Q8. Est-ce qu’une sortie en forêt peut remplacer un traitement ?

Non. La nature et l’exercice sont des compléments puissants, mais ne remplacent jamais un traitement professionnel quand il est nécessaire. Ils soutiennent la santé mentale, mais ne guérissent pas les troubles sévères.

Q9. Pourquoi les espaces verts réduisent-ils le risque de dépression ?

Les études associant “verdure” et santé mentale montrent que les personnes exposées à plus d’espaces verts présentent un risque plus faible de dépression et d’anxiété. L’explication : réduction du stress, meilleure récupération mentale et plus de possibilités d’activités physiques.

Q10. C’est quoi “l’exercice vert” exactement ?

C’est l’activité physique pratiquée dans un environnement naturel : marcher dans un sentier, courir dans un parc, faire du vélo en forêt. C’est le combo science : mouvement + nature = double bénéfice.

Q11. Est-ce que 20 minutes en forêt sont meilleures qu’une marche en ville ?

Les études montrent que la forêt réduit significativement le cortisol et les émotions négatives, alors que les environnements urbains tendent plutôt à faire baisser les émotions positives

Q12. Est-ce que le plein air est bon même en hiver ?

Oui. Le froid n’annule pas les bénéfices du mouvement ou de la nature. La lumière naturelle, le changement d’environnement et l’activité physique restent efficaces.

Q13. Comment intégrer ça dans une vie occupée ?

Commence petit :

  • 10 minutes de marche,
  • une sortie dans un espace vert sur l’heure du lunch,
  • ou une activité physique légère que tu peux maintenir.
    L’important n’est pas la durée, mais d’en faire une habitude.

Q14. Est-ce que participer à un défi comme le Push-Up Challenge aide vraiment ?

Oui. Les défis de groupe augmentent la motivation, créent du soutien social et donnent un cadre simple pour bouger. Celui-ci a l’avantage de faire le focus sur la santé mentale et la prévention du suicide, ce qui renforce le sens derrière l’effort.

Q15. Quel est le lien avec des endroits comme Folies Boréales ?

Les environnements naturels immersifs offrent exactement les conditions décrites dans les études : forêt, plein air, coupure des écrans, mouvement léger, respiration, détente. Ce sont des lieux qui facilitent l’intégration naturelle des outils validés par la science, sans toutefois remplacer un traitement professionnel.

Q16. Est-ce que 24 heures en nature peuvent faire une différence ?

Oui — sans être un traitement, une immersion prolongée dans un environnement calme et naturel amplifie les effets observés dans les études : baisse du stress, meilleur sommeil, apaisement du système nerveux et sentiment de recentrage.


Références (principales)

  1. American Psychological Association. (2020). Working out boosts brain health. Colby College
  2. Schuch, F. et al. Effect of exercise for depression: systematic review and network meta-analysis of randomised controlled trials. BMJ. PubMed
  3. Zhang, Y. et al. Effects of exercise on depression and anxiety in postmenopausal women: a pairwise and network meta-analysis of randomized controlled trials. PubMed
  4. Forest bathing and cortisol. Effects of forest bathing (shinrin-yoku) on levels of cortisol as a stress biomarker: a systematic review and meta-analysis. PubMed
  5. Shinrin-yoku et pression artérielle. Blood pressure-lowering effect of Shinrin-yoku (Forest bathing): a systematic review and meta-analysis. PubMed
  6. Wu, J. et al. Green space exposure on depression and anxiety outcomes: A meta-analysis. PubMed
  7. Nicolazzo, A. et al. Sedentary behaviour, physical activity and psychobiological stress reactivity: A systematic review. PubMed
  8. Systematic review on green exercise and mental well-being. A systematic review and meta-analysis demonstrating a positive effect of green exercise interventions on mental well-being. ScienceDirect
  9. Lahart, I. et al. The Effects of Green Exercise on Physical and Mental Wellbeing: A Systematic Review. MDPI
  10. Green exercise in chronic conditions. The effects of green exercise on the mental and physical health of people with chronic conditions: a systematic review. PubMed

La gestion du stress

La sortie de zone de confort

6 septembre 2022 : Ça fait une semaine et deux jours que je suis moniteur en utilisation de la force. Je viens de terminer une formation en intervention pédagogique où j’ai eu à monter et présenter deux cours de 30 minutes. Je suis maintenant à ma formation de moniteur de tir GLOCK 17 – 26. La matinée n’est pas terminée et j’ai une importante baisse d’énergie. Je sens un grand inconfort qui me rend très mal à l’aise durant quelques heures. Je sens poindre une remise en question à l’horizon. Durant la journée, j’entends d’anciens conseils de «partner» dans ma tête : Prend une bière ou deux, tu vas mieux dormir, une fois c’est pas être alcoolique, c’est juste s’enlever du stress. 

Ce soir-là j’ai dû me parler. Voilà le résultat de ma rétrospective. 

L’importance de se connaître

Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi ai-je senti cet inconfort et pourquoi à ce moment ? Voilà l’importance de se connaître : Identifier la source du stress. 

Premièrement, être humain, c’est vivre les changements de la vie. Ces changements procurent un certains stress qui est non négligeables. Holmes et Rahe ont établi que ces évènements avaient une influence sur la santé (Échelle de la réadaptation sociale, Holmes et Rahe (1967). Parmi les éléments de cette liste que j’ai vécu en 2 semaines, il y avait: 

  • Changement majeur dans les habitudes alimentaires;
  • Changement majeur dans les heures de sommeil;
  • Changement d’emploi;
  • Changement des responsabilités au travail;
  • Changement majeur des conditions de travail;
  • Retourner de façon intensive sur les bancs d’école.

Selon cet étude et seulement selon ces éléments, mon résultat est de 170pts, ce qui démontrerait que j’ai 50% plus de risque de développer un problème de santé majeur d’ici les deux prochaines années. 

Cependant, c’est là que les bonnes habitudes de vie et la bonne gestion du stress vient en ligne de compte. 

Au-delà  de ces changements sur lequel je n’avais aucun contrôle, je me suis penché sur mes pensées erronées : 

  • Je suis le moins bon tireur parmi les 4 et ça m’atteint;
  • Je me projette dans le futur à subir les regards critiques des gens à qui j’enseigne selon ma vision de moi-même qui est : Je suis le moins bon tireur de mon groupe et je vais montrer aux autres comment tirer

En récapitulant cette partie en vulgarisant : Je vis une période de stress plus élevé que la normale et qui me met à risque + Je ne me donne pas la chance d’apprendre + Je veux être le meilleur dès le départ… Possible que le BREAKDOWN approche rapidement ?


Évacuateur de stress sain

Le soutien social

L’être humain a besoin de ses pairs pour évoluer. Les gens ayant de bons réseaux sur le plan social ont beaucoup moins de risque de développer des maladies physiques / psychologiques en vieillissant. 

J’ai donc utiliser ce réseau pour me faire dire ce que je savais déjà : 

  • Laisses-toi la chance d’apprendre; 
  • Ce qui est important, c’est d’être la meilleure version de soi-même;
  • Un pas à la fois. 

C’était TOUTES des choses que je savais déjà, mais quand on est trop près du mur à garder le focus sur le problème, on oublie de faire un pas de recul pour s’apercevoir que la porte de sortie (la solution) était juste à côté. 

Ça m’a donc permis de prendre ce pied de recul et oui, m’apercevoir que déjà en 1 semaine et demi, j’avais fait un pas de géant.

L’importance de l’alimentation:

Un esprit sain dans un corps sain. Ce soir-là, j’ai bu de l’eau et j’ai mangé ce qu’il me fallait de protéines, de glucides et de lipides. Je n’ai pas mangé hyper sucré / fait de surdose de café / redbull etc. en sachant très bien que je devais mettre toutes les chances de mon côté. 

Je l’ai dit précédemment, à cause des évènements de ma vie, mon risque de développer une maladie est plus élevé, alors je dois compenser. 

L’auto-médication ALIAS la solution facile

L’auto-médication, c’est vouloir régler un problème par soi-même par l’utilisation d’une substance. L’apprentissage cognitif se fait alors rapidement au niveau de l’esprit : Lorsque je vis une situation de stress et une perte de contrôle, j’ai la pensée «je suis moins stressé sous l’effet de l’alcool», ce qui entraîne la pensée «Hmmm, un bon gin tonic !», ce qui entraîne l’envie de consommer et la pensée : «juste un gin…», ce qui entraîne la consommation de la substance etc. 

Une fois n’est pas coutume ? Encore-là je reviens à l’importance de comprendre la vulnérabilité dû aux évènements de ma vie. Cette consommation aurait donc une très grande importance. 

J’ai donc été vers des évacuateurs de stress sain : 

  • J’ai écouté de la musique;
  • J’ai été courir avec le chien à l’extérieur (Nature + sport + contact avec un être très concentré sur le moment présent);
  • Je me suis ensuite rappelé qui j’étais et que PEU IMPORTE QU’EST-CE QUI ARRIVE DANS MA VIE, LA QUESTION EST : COMMENT PUIS-JE APPRENDRE DE CETTE SITUATION ? Voilà le résultat après l’utilisation de ces évacuateurs: 

Le modèle de rechute de MARLATT (Marlatt & Gordon, 1985)

Au lieu de consommer de l’alcool, j’ai répondu adéquatement à un haut niveau de stress ce qui a augmenté mon sentiment d’efficacité personnelle. Ce sentiment sera présent dans mon esprit dans le futur lorsque je serai confronté à d’autres situations similaires. 

Modèle cognitive comportementale de la rechute (Marlatt & Gordon 1985)

Faire le focus sur ses forces:
Je me suis donc concentrer sur mes forces : Communicateur, orateur, animateur, vulgarisateur, aisance à parler en public, persévérant, empathique, performant, j’atteints tout ce que je veux car je n’arrête jamais jusqu’à réussir.

Ça a ensuite donné le ton sur COMMENT M’AMÉLIORER, donc de voir ce qui était initialement une faiblesse de façon constructive : 

Identifier les points à améliorer : 

  • Me comparer à moi-même;
  • Me donner la chance de faire un pas à la fois;
  • Améliorer ma technique par la pratique, refaire les mêmes mouvements à répétitions jusqu’à obtenir le bon résultat.
  • Faire de la salle de tir une zone de méditation. En faisant la relation mentale entre : SALLE DE TIR = Endroit pour apprendre à contrôler sa respiration et la maîtrise de soi-même, je détends mon corps et mon esprit face aux facteurs agressants (Bruit – Sensation du corps après avoir tiré des milliers de balles etc.) 

Conclusion

Lazarus & Kolkman, 1984

En résumé, face à un élément stressant, l’important est d’abord de prendre un pied de recul, ensuite, avoir un bon soutien social.

Ce soutien social et ce pied de recul permettra de faire une évaluation de la situation beaucoup plus claire. C’est alors important de se connaître pour identifier la bonne source de stress.

Suite à cette évaluation, d’évacuer le surplus de stress est important en utilisant des évacuateurs sains. 

Cette évacuation et cette oxygénation de l’esprit met en place un bon cocktail neurologique pour établir une stratégie d’adaptation (Dans mon car : faire le focus sur mes forces et sur mes points à améliorer, refaire les mouvements encore et encore). 

Finalement, un pas à la fois, a lieu l’adaptation face au stress en question (Lazarus et Kolkman, 1984). #PA’DELANTE ! 

manquer d’air : Crainte fondée ou imaginaire ?


C’est dans l’adversité que se révèle notre vraie nature, mais comme dirait Henry FORD : QUAND TOUT VA MAL, SOUVIENS-TOI QUE L’AVION DÉCOLLE CONTRE LE VENT.

J’ai participé à une semaine de mise à niveau avec l’ensemble des moniteurs en emploi de la force de la SQ la semaine dernière. Nous avions plusieurs scénarios et certains nécessitaient le port d’un masque couvrant l’ensemble du visage pour nous protéger.

Je ne suis pas claustrophobe. Cependant, je me suis aperçu qu’à l’effort, le réflexe que j’ai est de vouloir une réserve d’oxygène beaucoup plus importante que ce que j’ai besoin.

Je vous parlerai donc de mon récit, de la réaction physiologique et des solutions dont le «box breathing» et le masque d’entraînement face à cette crainte qui est humaine, mais infondée.


J’enfile un casque «full face» fermé pour me protéger des balles de simunitions à l’approche d’un scénario d’une intervention à hauts risques. Je suis en attente et je me contrôle pour que ma respiration soit profonde et que mon apport d’oxygène soit suffisant. Le masque vient restreindre l’apport d’oxygène mais c’est très tolérable.

Je me fais alors appeler pour que je me déplace sur mon premier scénario. Une hormone est libérée, le cortisol. Puis l’adrénaline se met de la partie. Mon battement cardiaque commence à augmenter. Sans m’en rendre compte, à l’effort, ma respiration cesse d’être au niveau abdominale et monte vers les pectoraux. Ma respiration se fait alors plus rapide et avec le masque, devient de plus en plus inefficace. Mon attention n’est plus dans le moment présent, elle est dans l’anticipation, mon focus est sur ma respiration défaillante.
Je sens alors le battement cardiaque qui augmente beaucoup trop rapidement pour la situation, je suis à risque de faire de l’hyperventilation si je ne me contrôle pas.

Je me concentre alors pour inspirer très lentement mais profondément par le nez 4 secondes, je garde ma respiration 4 secondes, j’expire lentement par la bouche 4 secondes en visualisant mes poumons qui se vident puis j’attends 4 secondes et recommence. Je reprends le contrôle en un instant et focus sur la pleine conscience, sur mon état et mon environnement. Le scénario commence et se déroule bien.  

J’ai porté ce masque pendant deux jours, m’habituant de plus en plus à le porter. Je ne ressentais plus aucun inconfort et le voyait comme un système de protection et non comme une restriction.


Mentalité du gagnant

Certes, j’ai combattu cette crainte. Mais je me fixe des standards élevés dans la vie et un de mes buts est d’avoir une connexion parfaite avec mon corps et mon esprit.

Donc lorsque survient ce type d’évènement nouveau où je fais face à l’adversité, je me pose la question suivante : Comment je peux faire en sorte que cette faiblesse / défaite / échec se change en force / réussite / succès ? 

Dans ce cas-ci, je me suis dit que j’avais à améliorer ma capacité à respirer et acquérir de l’oxygène lorsque l’air se fait plus rare.

Voilà mon cheminement depuis

  1. M’écouter : Mon réflexe est celui d’un humain normal : Paniquer car l’oxygène sert à la survie, ne plus en avoir signifie la mort. Le constater et ne pas se conter d’histoire est essentiel;
  2. Comprendre : J’ai nommer ma crainte, c’est la panique. Mais pourquoi est-ce que je panique ? Parce que j’ai peur de manquer d’air. Cette crainte remonte à loin au-travers des expériences du passé mais peut-être même également mes gênes. Cependant je n’ai pas le contrôle sur ces faits alors outre les nommer, je ne m’y attarde pas;
  3. Rationaliser : Pour rationaliser, j’ai besoin de donner une nouvelle image à mon cerveau sur laquelle s’accrocher. Mon image, c’est mon automobile. J’attends toujours qu’il reste que quelques gouttes d’essence lorsque je suis dans un environnement urbain avant d’aller à la station-service. Pourtant, après 30 secondes sans air, je panique en me disant que je n’ai plus d’air et que je dois refaire le plein. C’est comme si je venais de rouler 75 km et que je retournais à la station service par peur de manquer d’essence. Les poumons contiennent suffisamment d’oxygène pour alimenter le corps humain 4 minutes, ce n’est donc pas 30 secondes qui vont me tuer;
  4. Me pardonner : Le fait que j’ai une peur de manquer d’air est normal. C’est humain et me dire que je ne devrais pas avoir cette peur n’y changera rien. Le pardon est une autre étape essentiel vers l’avancement vers le changement;
  5. Prendre action : La problématique a été nommé, maintenant, quelles sont les solutions à mettre en place pour améliorer cet aspect de ma vie ? 

La prise d’action

 Dans mon cas, voici ce que j’ai sorti pour ma prise d’action (Pour la respiration et non la gestion du stress qui est un autre sujet);

  • Le «box breathing» ou «square breathing» ou «combat tactical breathing»;
    • Inspire 4 secondes par le nez, retient la respiration 4 secondes, expire par la bouche 4 secondes, retient la respiration 4 secondes, et recommence. Le plus difficile dans mon cas, c’est de retenir 4 secondes après avoir expiré. Mentalement, mon cerveau croit que je suis en danger à ce moment. La répétition du mouvement permet cependant de contrôler la crainte par habituation.  
  • Prendre connaissance de mon environnement en mettant le focus sur mes 5 sens et en décrivant mentalement le plus de choses possibles reliant les 5 sens;
  • Acheter un masque d’entraînement limitant le flux d’air passant par le nez et la bouche. 

Pourquoi le masque d’entraînement

Lorsque je me fixe des objectifs, je cherche toujours à aller chercher le plus d’outils possible. Dans ce cas-ci, je savais exactement quel était mon problème et que je pouvais réduire mon inconfort par habituation. 


Réduire la peur par habituation, c’est exposer graduellement son corps et son esprit à une situation X afin qu’ils comprennent qu’il n’y a pas de danger face à cet élément. 


Le masque d’entraînement limite donc le flux d’air passant par le nez et la bouche. Cette limitation demande un effort supplémentaire de la part du coeur et des poumons pour acquérir l’oxygène nécessaire. L’exposition permet alors une meilleure capacité à acquérir de l’oxygène. 

Pour ma part, c’est d’habituer mon corps à comprendre qu’à l’effort, même si l’oxygène se fait rare, je peux continuer la tâche sans problème. Également, faire en sorte que ma respiration redescende au niveau abdominal à l’effort pour augmenter mon apport en oxygène. 

J’utilise donc cette épreuve sans conséquence, car elle s’est produite en contexte de formation, à mon avantage. J’utilise le sentiment de perte de contrôle que j’ai eu pour me dire que je ne veux pas revivre ça. J’utilise ma persévérance pour me dire que je vais continuer à m’entraîner jusqu’à contrôler parfaitement cet aspect.

Mon but final : À la contrainte maximale du masque (il y a des niveaux), me rendre à 9 paliers au léger-navette.

Le plus important : Un pas à la fois, Pa’delante!


NB : Le masque d’entraînement est un appareil limitant le flux d’air. Il ne simule AUCUNEMENT l’entraînement en haut altitude. L’entraînement en haute altitude entraîne une baisse de pression atmosphérique faisant en sorte que l’oxygène est plus difficilement transporté. Le corps augmente donc l’apport de l’hormone érythropoïétine (EPO) pour que le corps produise plus de globules rouges et ainsi favoriser le transport d’oxygène. Une fois revenu au niveau de la mer, les capacités aérobics de l’individu s’étant entraîné en haute altitude sont donc augmentées. Un masque d’entraînement ne peut reproduire cette réaction physiologique. 

*** Le port du masque d’entraînement peut entraîner l’hyperventilation et l’évanouissement. Ne pas utiliser en cas de problème cardiaque ou de haute pression ***

Comment faire une bonne arnaque (Alias : Comment se protéger)

L’image ci-bas est un courriel que j’ai reçu aujourd’hui:

Initialement, je dois avouer, j’ai eu un sourire de fierté ☺️. J’ai montré à ma femme le courriel avec un sourire au visage !!!

Puis 2 minutes plus tard, j’ai laissé tombé les émotions et j’ai fait mes recherches… J’ai déchanter en un instant.

Recette d’une bonne arnaque (Car pour se défendre, il faut savoir comment)

Une bonne arnaque est professionnelle, est contemporaine (À l’ère des YouTubers, une arnaque sur une académie te permettant d’augmenter tes vues, c’est parfait !) et SURTOUT : Vient te toucher émotionnellement !!

Quand tu es émotif, tu oublies d’être rationnel.

Voilà donc des arnaques connues au Québec et utilisant les émotions pour faire réagir :

  1. On vous appelle et on vous dit : «Félicitations madame ! Vous venez de gagner un tour de Lamborghini offert par (*****) d’une valeur de 500$ ! Cependant un tour c’est pas assez, on vous offre un second tour à une fraction du prix à 100$ blablabla (…)»
  2. Vous allez sur un site de rencontre et vous vous amouracher d’une personne finissant par vous quémander des montants d’argent mais sans que vous avez une véritable relation. Tant que vous envoyez de l’argent, il vous en demandera. Lorsque vous arrêterez, la communication se terminera. (J’ai déjà vu jusqu’à 300 000$);
  3. Vous allez sur une webcam et vous vous exposez nu face à une autre personne que vous croyez séduire. Vous vous apercevez que la personne à l’autre bout vous arnaque et demande un montant d’argent X sinon votre vidéo sera publié à votre famille etc. Peu importe le montant d’argent que vous allez envoyer, la personne en demandera toujours plus;
  4. Vous recevez un appel de la supposé police vous disant que vous avez un mandat d’arrestation contre vous et que vous devez payer avec des cartes cadeaux. La supposé police vous met tellement de pression que vous n’avez pas le temps de penser que vous faites la gaffe de payer en carte cadeau.

Rationnellement vous me direz : Bin oui mais c’est bien trop évident que c’est une arnaque !!! Cependant, lorsque vous la vivez, vous n’avez pas le temps de penser et lorsque vous vous apercevez que vous vous êtes fait avoir : Il est trop tard.

Solution

Prendre un pas de recul et réfléchir à la situation.

Vous impliquez émotionnellement = Perdre votre rationalité.

Voilà donc ce que j’ai fait après avoir reçu le courriel : J’ai pensé à l’adage :

Quand c’est trop beau pour être vrai, c’est que ce l’est.

Je me suis renseigner sur LES TALENTS DU WEB et sur François-Régie DESCHAMPS.

Voici ce qui en ressort après une recherche très simple :

  • Le numéro de présélection VPN10 a été remis à plusieurs personnes depuis décembre 2021. Ce n’est pas un numéro unique mais un message générique;
  • La chaîne YOUTUBE TDW 2022 attire moins de 100 vues par vidéo ET il n’existe aucune page YouTube TDW 2021 etc;
  • Les vidéos ne contiennent aucun META TAG et ne sont pas de qualité professionnelles;
  • Le courriel de présentation est pareil en tout point ou presque à «L’académie des créateurs» qui à l’époque (2019) a été considéré comme un SCAM (Entre autre, il était cité dans le contrat que tous vos droits intellectuels appartenaient à l’académie une fois que vous y aviez souscrit);
  • Dans les conditions d’utilisation, l’académie demande une cotisation obligatoire de 90 euros (pour 12 mois) et cette somme se renouvelle automatiquement tant que vous ne demandez pas une résiliation par courriel. Vous devrez cependant continuer à remplir vos obligations (Donc, payer) jusqu’à ce que le 12 mois se termine;
  • Donc ce courriel est une belle grosse arnaque qui vend du rêve.

Conclusion

Bref, pour bien se protéger, vous devez comprendre le type de menace qui plane sur vous.

Mon pire ennemi face à une arnaque pour moi : C’est l’émotion. Être rationnel, prendre le temps de réfléchir et faire ses recherches. Ça évite bien des soucis !

Premier jour d’école

«Quiconque cesse d’apprendre est vieux, qu’il ait 20 ans ou 80. Quiconque continue à apprendre reste jeune»
– Henri FORD –

Premier jour de mon certificat en psychologie du développement humain (Cours à distance oblige en ces temps de pandémies). J’ai commencé avec la psychologie gérontologique.

Pourquoi le retour à l’école :

J’ai toujours pensé ceci : «Le jour où je cesserai d’apprendre, ce sera celui de ma mort». Je suis donc sans arrêt à la conquête de nouvelles connaissances, tant sur le plan physique que mental. Mon but est de créer le plus de connexions possibles au niveau de mes neurones et de profiter de tout ce que la vie a à m’offrir sans avoir peur de prendre des risques.

«Le jour où je cesserai d’apprendre, ce sera celui de ma mort»

Rémi Will NICOLAS

Sur le plan mental, une chose me passionne par dessus tout : Notre cerveau ! Cet organe est d’une complexité sans nom. D’ailleurs, le physicien théoricien Michio KAKU dit ceci :

«The human brain has 100 billion neurons, each neuron connected to 10,000 other neurons. Sitting on your shoulders is the most complicated object in the known universe

C’est cette passion qui m’a incité à choisir le certificat en psychologie du développement humain pour mettre une base théorique sur ce que je vis.

Selon de récentes études : L’humain peut apprendre en «faisant» quelque chose. Cependant, il a besoin d’une base pour ne pas être surchargé.

Je m’explique : Dans un cours privé de boxe, mon entraîneur m’avait indiqué quelques théories de base importantes comme le principe du pivot et ne pas croiser les pieds en se déplaçant. Lorsque vint le temps de la pratique, j’ai croisé les pieds et je ne faisais pas bien le pivot. J’ai alors assimilé l’information qu’il m’avait transmise : Si je croisais les pieds, je me trouvais en situation de déséquilibre durant un instant et je me retrouvais vulnérable au point d’encaisser une série de coups de poings jusqu’à perdre l’équilibre. S’il ne m’avait pas expliqué ce principe, j’aurais pu répéter l’erreur à plusieurs reprises sans trop comprendre et j’aurais développé une frustration, voire même une colère. Également, si je n’avais pas mis la théorie en pratique, je n’aurais jamais assimiler complètement l’importance du pivot et de ne pas croiser les pieds. On apprend très vite lorsque nos actions mènent directement à la douleur et que nous savons quelles sont ces actions.

Voilà donc pour moi l’intérêt de suivre ce certificat qui est en lien direct avec mes aspirations dans la vie.

Le mouvement entraîne le mouvement (Pa’delante!)

Ou en anglais : Movement creates momentum. C’est un principe de physique et pour moi, c’est un principe mental : Si vous provoquez une situation en prenant action, alors quelque chose se produira directement en lien avec la situation provoqué.

D’un autre côté, un corps inerte ne bouge pas et rien ne bouge autour du corps inerte. Il est vulnérable à tout ce qui l’entoure et tout ce qui lui arrive.

Je considère donc que pour vivre ma meilleure vie, je dois provoquer les choses, prendre action. Mon motto c’est : «Pa’ delante!» (Para adelante en espagnol = Aller de l’avant). Ça signifie qu’en prenant action, tu te diriges vers un objectif fixé. C’est possible que ton action te fasse reculer, cependant avec la persévérance et la discipline, l’ensemble de tes actions te mèneront vers l’avant.

Lorsqu’on prend action, mais surtout lorsqu’on se sort de notre zone de confort, on crée une nouvelle connexion entre deux ou plusieurs neurones. Ce premier pas est un changement de programmation de votre cerveau qui physiologiquement, crée un sentiment de peur. C’est donc ce premier pas qui est le plus ardu car il brise l’ancien schéma établi pour en créer un nouveau. À force de reproduire l’action cependant, la connexion neurologique se solidifie, à condition bien sûr de la reproduire assez souvent sinon elle s’efface. Vous vous souvenez sûrement de l’expression : «C’est comme faire du vélo, ça ne s’oublie pas», cependant si vous ne faites pas une action durant une longue période de temps, une certaine anxiété pourrait se manifester lorsque vous la faites de nouveau. L’habituation (C’est-à-dire le processus d’apprentissage lorsqu’un individu est exposé à un stimulus à répétition et de façon permanente afin de s’y habituer et effacer la réponse à ce stimulus) est une bonne façon de vaincre cet anxiété.

Exemple d’habituation :

J’ai peur de l’eau et cette peur fait en sorte que lorsque je suis dans le 12 pieds et que mes pieds ne touchent plus le fond, je panique: mon rythme cardiaque augmente, ma respiration accélère à un point incontrôlable, je n’ai plus de dextérité fine et je n’ai plus la capacité de penser logiquement.

  • Le stimulus dans mon exemple : C’est être dans une énorme quantité d’eau où lorsque celle-ci me submerge.
  • La réponse : C’est ma réaction de panique incontrôlable.

Je veux donc effacer cette réponse physiologique dû à une peur psychologique. Je vais à la piscine trois fois par semaine durant une heure sur une période de trois ans et à chaque fois, je vais de plus en plus loin dans l’eau et de plus en plus longtemps. Ma réponse initiale c’est atténué à un point suffisamment tolérable en trois ans pour pouvoir effectuer des longueurs dans l’eau. 10 ans plus tard, cette réponse s’est suffisamment atténué pour avoir du plaisir dans l’eau et y jouer. Ce principe est l’habituation. (Histoire vécue)

Alors en cette première journée de «retour à l’école», j’éprouvais un peu d’anxiété relié à la performance et au fait que j’avais bien d’autres obligations à l’extérieur de ce cours. Cependant, la matière fut tellement intéressante que j’ai vite plongée dedans au point d’avoir un beau projet à moyen terme en lien directe avec la matière concernant la «psychologie gérontologique». Bref : Pa’delante!

À suivre.

La «réalité» est différente pour tous

Aujourd’hui je vais provoquer certains esprits car je vais survoler le sujet de La réalité… Je dis survoler car je n’entrerai pas dans les détails aujourd’hui pour ne pas vous créer une surcharge mental et pour que l’exercice reste intéressant.

Voyons d’abord comment le dictionnaire LAROUSSE définit la réalité :

RÉALITÉ : 
1. Caractère de ce qui est réel, de ce qui existe effectivement 
2. Ce qui est réel, ce qui existe en fait, par opposition à ce qui est imaginé, rêvé, fictif
3. Vie réelle, telle qu'elle est, par opposition aux désirs, aux illusions
4. Chose réelle, fait réel
- Source : LAROUSSE - 

Voilà une définition assez claire. Je vous avais cependant dit que j’allais «provoquer». Voilà donc ce que je crois : La réalité est ce que l’on perçoit selon les informations que nous détenons.

La réalité est ce que l’on perçoit selon les informations que nous détenons

Rémi Will NICOLAS

Le test chromatique

Avant d’aller plus loin et puisqu’une image vaut milles mots, regardez ces sandales :

Question très simple : Les sandales sont-elles bleus et noirs OU blanches et dorées ?

La réponse ? Les deux !

Certains d’entre vous verront les sandales bleus et noirs, d’autres les verront blanches et dorées et finalement, certains les verront d’abord d’une couleur et ensuite d’une autre.

Pourtant, il n’y a rien de plus RÉEL qu’une image n’est-ce pas ?

Ce qu'en dit la science : 

D’un point de vue scientifique, il est suggéré qu’il s’agit d’une interprétation mentale où la personne qui croit que la photo a été prise à l’intérieur verra l’objet bleu et noir à cause des ombres et ceux qui croient que la photo a été prise à l’extérieur verront l’image blanc et or. Les femmes et les personnes plus âgés auraient donc tendance à voir l’image blanc et or et les hommes ainsi que les plus jeunes, bleu et noir. Il s’agit là d’hypothèse mais on comprend encore mal aujourd’hui le résultat. Chose sûr : L’environnement de la personne influence sa façon de percevoir la réalité.

Ce que je perçois comme étant la réalité dépend donc de plusieurs facteurs entre autres:

  • Mes gênes;
  • Mes croyances;
  • Mes peurs;
  • Mon environnement;
  • Mon éducation;
  • Mon expérience de vie;
  • Mes actions
  • (…)

Des exemples

La première fois que je fais un trajet en automobile ou à pied, il me paraît plus long que les fois subséquentes;

La vue d’un chien va me faire sourire, la vue d’un chien pour quelqu’un qui en a peur le fera souffrir;

Le premier  rendez vous que j’ai passé avec ma femme m’a paru passé en une fraction de secondes alors qu’il avait duré plusieurs heures;

Les dernières minutes avant une présentation me paraissent une éternité;

Faire la planche (Exercice physique de contraction abdominale) avec le vide mental me donne l’impression que je pourrais la faire durant des heures;

Faire la planche avec les tracas du quotidien qui m’envahissent me font compter chaque longue seconde;

Un parfum peut m’enivrer alors qu’une autre personne le trouvera particulièrement désagréable;

1 million de dollars pour une personne représentera plus que ce qu’il n’aura  jamais et pour une autre, une journée de travail avec des interêts;

Je me rappelle d’un sénégalais qui était en visite au Québec pour la première fois et avait demandé à une de mes sœurs de prendre une photo de lui dans un champ de pissenlits car il trouvait ces fleurs jaunes particulièrement belles. Pourtant nous utilisons des herbicides pour tuer cette «mauvaise herbe»;

Je ne verrai pas les mêmes détails lorsque je regarde un film pour la première fois et la deuxième fois, en particulier lorsque la fin vient révéler un fait qui change toute l’histoire (Exemple SPOILER DE 1999: Bruce WILLIS dans le film le SIXIÈME SENS est un personnage principal, un psychologue, qui entre en contact avec un enfant qui voit les gens morts. On croit Bruce WILLIS vivant jusqu’au derniers instants du film où l’on apprend qu’il est mort depuis le début).

La réalité évolue donc avec nous

Pour illustrer ce point : Avez-vous déjà eu l’impression après avoir acheté une nouvelle voiture que tout le monde, tout d’un coup, avait exactement le même modèle ? Ce n’est pas parce que tout le monde est passé chez le concessionnaire au même moment : C’est parce que votre esprit a ajouté l’information #MARQUE X # MODÈLE X dans sa banque de données.

Anecdote – Quelque part en Gaspésie – Vers 2010

Je suis sur la relève de soir, il est environ 22HRS. On reçoit un appel où on entend une femme crier très fort, de façon hystérique et elle dit entre autre ARRÊTE. On entend des bruits d’objets qui se fracassent. La ligne coupe ensuite. Il n’y a pas de réponse aux nombreux rappels.

Nous sommes à 10 minutes de là (10 minutes en urgence). En chemin, on se fait des scénarios. On s’attend au pire.


Sur place, il s’agit d’un restaurant fermé. Les personnes impliquées sont les propriétaires.

La porte extérieur du bâtiment n’est pas barrée et à l’intérieur, c’est une scène de bataille mais heureusement, ce n’est pas le pire scénario, tout le monde est vivant.

Cependant la scène est sans équivoque et évidente : les chaises et les tables sont renversées, un homme tient un gros couteau de cuisine, il se tient face à une femme qui est en pleurs, les cheveux en bataille, le linge en lambeaux et les mains vers l’homme. Il y a du sang partout sur le sol, sur les meubles, sur l’homme qui nous regarde, haletant avec les épaules qui montent et descendent au fil de sa respiration rapide.

L’homme a jeté son couteau et fut contrôlé. Il a collaboré. Cependant, après que le calme soit revenu et en regardant la scène de plus près, des détails ont commencé a nous faire voir l’autre côté de la médaille. Entre autre, bien qu’elle avait du sang partout sur les mains, les coupures de la femme étaient aux avants-bras, l’homme pour sa part avait les mains lacérées. Autre fait : Il y avait des chaises et des tables renversées très près de la porte extérieure qui n’était pas barrée. Il y avait également plein de sang dans le lavabo de la salle de bain qui était pour sa part beaucoup plus éloigné. Pourquoi la femme n’aurait-elle par tenté de courir à l’extérieur où les voisins étaient très près plutôt que demeurer dans le restaurant et prendre le temps d’aller au lavabo ?

L’enquête a rapidement démontré que la femme était suicidaire et s’était emparé du couteau pour pouvoir se tuer. Son conjoint a tenté de lui enlevé le couteau. Ils se sont poursuivis dans le restaurant et l’homme a voulu nous appelé mais la femme lui a retiré le téléphone et l’a brisé. Lors de notre arrivé, l’homme venait tout juste de réussir à retirer le couteau des mains de sa conjointe et ce, après s’être fait lacérer les mains à de nombreuses reprises.

Maintenant que vous connaissez la fin, relisez l’histoire et vous vous apercevrez que votre réalité s’est modifié et que vous ne voyez plus l’évènement de la même façon. Peut-être même vous direz-vous que nous aurions dû analyser correctement la scène dès le départ.

Parallèle avec les divergences d’opinions

Le lien me paraît évident avec l’actualité. Si je regarde jour après jour les mêmes vidéos, les mêmes théories, les mêmes postes de télévision, les mêmes médias, le même type d’actualité, je n’aurai pas un portrait global de la réalité. Tout voir est impossible, certes, il est donc important d’avoir une ouverture d’esprit plutôt que de généraliser :

  • Si vous vous dites que «le monde est en train de virer fou», vous vous conforterez dans tout ce qui vous en donne la preuve et augmenterai votre anxiété face à la nature humaine;
  • Si vous vous dites que tous les blancs sont racistes, vous en aurez la preuve;
  • Si vous vous dites que tous ceux qui portent le masque sont des “moutons”, vous en aurez la preuve; 
  • Si vous vous dites que toutes les femmes sont des pu***, vous serez attiré par ce qui en donne la preuve:
  • Si vous vous dites que tous les hommes sont des sal******, vous attirerez ceux qui vous le prouveront; 
  • Si vous vous dites que nous sommes tous différents et que ma réalité n’est pas celle des autres, et bien vous en aurez la preuve.

La réalité dépend donc de ce que nous détenons comme information en tant qu’individu a un moment donné.

Le danger est qu’avec le temps, on peut influencer les autres de façon négative, influencer leur réalité:

Si à mes yeux un collègue de travail X est paresseux et qu’il a tendance à se plaindre, j’aurai une mauvaise opinion de lui. Si ce collègue fait des efforts mais que moi de mon côté, je ne fais que parler de ces traits de caractère négatifs avec mes autres collègues qui me confirment que «j’ai raison», je ne verrai pas l’évolution du collègue X. D’ailleurs, c’est fort possible qu’au fil du temps : le collègue X se dira que ça ne vaut tout simplement pas la peine de faire d’effort car ceux-ci ne sont pas remarqués. Sa «réalité» deviendra celle que les autres percevaient.

D’un point de vue développement personnel

Cette notion démontre que la vision que vous avez de vous et de votre environnement est votre perception et qu’en allant chercher d’autres informations ou en modifiant vos informations : vous pouvez modifier votre vision de vous de la réalité et donc de vous-mêmes.

  • Si vous vous dites que vous êtes stupide, le monde entier vous en donnera la preuve;
  • Si vous croyez en vos moyens, vous finirez par atteindre ce que vous voulez.

Voilà un sujet dont on pourrait parler longtemps n’est-ce pas ! Mais c’est suffisamment d’informations pour aujourd’hui.

Conclusion

Avoir cette image en tête, c’est gardé une ouverture d’esprit que Ma «réalité» est mon interprétation que j’en fais et que personne d’autre n’a la même interprétation que moi. Que nos opinions soient divergentes est normal et que ça fait partie de la vie, ce n’est pas un danger que de ne pas penser la même chose. 

Si vous voulez étendre le débat, n’hésitez pas à commenter;

Si vous trouvez ce texte enrichissant, n’hésitez pas à le partager;

Si vous désirez intégrer ce qui a été mentionné, n’hésitez pas à répéter l’information dans vos mots à vos proches, être le professeur est le meilleur moyen d’apprendre. 

Ambassadeur de don de sang : 50 dons

J’ai effectué en début de semaine mon 50e don de produits sanguins🩸 ce qui me donne le très beau titre d’ambassadeur de don de sang. Un titre dont je suis très fier je dois l’avouer.. car il a un parcours et une grande valeur pour moi.


donner… QU’est-ce que ça me donne ?

Altruisme et gratitude rapportent une MULTITUDE de bienfaits:

  • Réduit les risques de dépression;
  • Réduit le trouble d’anxiété généralisé ou de phobies;
  • Diminue les risques de dépendance à l’alcool ou à la nicotine;
  • Améliore le fonctionnement quotidien des gens souffrants d’un trouble de stress post-traumatique;
  • Permet de vivre de manière plus intense les différents moments de la vie;
  • Réduit la quantité d’émotions négatives et augmentent les émotions positives;
  • Agit sur la santé physique en réduisant le stress;
  • Améliore la qualité du sommeil;
  • Contribue au maintien et renforcement des relations;
  • Augmente la capacité de gérer les conflits personnels;
  • Entraîne l’entraide;
  • Active les zones du cerveau impliquées dans les comportements altruistes;

Également, en donnant du sang, je sauve automatiquement des vies.


Spécifiquement, je donne du plasma, mes dons sont utilisés principalement dans la fabrication de médicaments (Immunoglobuline (Troubles neurologiques, maladies auto-immunes etc.), Albumine (Maladies du foie, brûlures sévères, états de choc etc.), facteurs de coagulation (Hémophilies etc.)…)

Un hémophile a besoin de 1200 dons de plasma par an. Le Québec désire être autosuffisant en matière de produits sanguins. Chaque don est donc d’une grande importance. 


J’ai peur (des aiguilles – du sang …)

Je n’ai jamais eu une phobie des aiguilles mais j’ai déjà eu peur, plus exactement de la douleur.
J’ai cependant eu une phobie de l’eau au point de paniquer en dessous du pommeau de douche, ce qui faisait en sorte qu’étant jeune je prenais toujours la douche téléphone pour ne jamais avoir le jet directement au visage. Aujourd’hui, j’adore faire du kayak et j’aime faire des longueurs dans une piscine !

J’avais une phobie sociale me faisant bégayer devant une classe et me sentir en danger devant un inconnu et aujourd’hui j’y prend plaisir !

Bref.. en terme de peur je m’y connais. La peur est un mécanisme essentiel à votre survie. Vous êtes entre autre né avec une peur du vide instinctive (Gibson, E. J., & Walk, R. D. (1960)).

Pourquoi ai-je peur ?

Long sujet à développer une autre fois… Vos peurs sont instinctives, génétiquement transmises par vos parents et apprises au courant de votre vie au-travers vos expériences et votre environnement.

Prenons la peur des aiguilles : Vous voyez une aiguille et à ce moment, l’amygdale (Partie du cerveau responsable de détecter le danger) s’active. Elle s’active de la même façon que si vous étiez face à un animal très dangereux sur le point de vous tuer. Elle vous fait réfléchir à diverses options (Fuir – Foncer – Figer). Elle fait en sorte que votre corps aille ce qu’il faut pour faire face à ce danger (battement cardiaque augmente – respiration devient plus rapide etc.). Dans certains cas, cette peur est tellement intense qu’elle entraîne une perte de conscience (syncope vasovagale). Également, votre diaphragme se comprime lorsque votre corps réagit sous la peur.

Votre corps à peur instinctivement de ce qu’il lui est inconnu. Ce que votre cerveau ne connait pas : Il le perçoit comme un danger. Alors votre cerveau, il aime ça se faire réconforter et savoir où il va. Lorsqu’il est confronté à un stimulus (Une aiguille par exemple), il cherche dans sa banque de données d’expériences si il connait ça. Si il fait le lien que la dernière fois qu’il a vu une aiguille, la douleur a été très intense et qu’il a senti une intrusion néfaste dans le corps, il va activer l’amygdale pour envoyer qu’un danger potentiel est présent. Si il n’a jamais vu d’aiguille mais que ça lui fait penser à un couteau, couteau qu’il lui a déjà fait très mal lorsqu’il était très jeune, il pourra également faire l’association qu’il y a un danger potentiel.

Comment contrôler La peur

Encore là, c’est un sujet très profond. Une peur ne se traite pas comme une phobie et certaines personnes auront besoin d’un professionnel pour les guider au-travers leur processus (Si vous n’êtes plus capable de marcher suite à un accident, vous aurez besoin d’aide d’un professionnel et vous l’accepterez, il n’y a donc pas de honte à recevoir de l’aide psychologique lorsque vous en ressentez le besoin).

Très très rapidement, ma façon de réagir face à une peur : C’est premièrement de la comprendre. D’où est-ce qu’elle vient cette peur là ? Ensuite : C’est de voir les signes précurseurs. Lorsque je sens ma respiration accélérer et ma température corporelle augmenter, je sais que mon corps est en réaction et en préparation. À ce moment : Je me concentre pour que ma respiration devienne profonde et que mon diaphragme bouge correctement. Ensuite : Je me parle. Je me rassure et me mentionne que ce que ma réaction est tout à fait normal. Je rationalise ensuite en envoyant des messages positifs à mon cerveau. Le but est de lui envoyer le bon message lorsqu’il se croit en danger. Cependant, cette méthode est une méthode de réaction face à une peur. La prévention est beaucoup plus importante.

Alors comment prévenir : Une méthode très efficace est l’Exposition graduelle à l’élément qui nous fait peur. Plus vous vous exposerez à ce qui vous rend anxieux et plus votre corps s’habituera et comprendra que puisqu’il est encore en vie, il n’y a pas de danger. L’exposition graduelle, c’est d’habituer votre corps lentement mais sûrement à l’élément pour ne pas créer de traumatisme. Comme pour l’exemple de l’aiguille, ça pourrait ressembler à :

  1. Regarder des photos d’aiguille;
  2. Voir une aiguille en vrai;
  3. Voir un vidéo d’une aiguille sur une personne qui le tolère très bien;
  4. Sentir l’effet d’une aiguille contre la peau;
  5. Sentir une aiguille entrer dans la peau.

L’ensemble du processus peut parfois prendre des années, l’important est de respecter votre corps et de savoir écouter ses besoins. Être en contact avec quelqu’un / plusieurs personnes réussissant face à un élément qui vous perturbe est également très bénéfique car votre cerveau a désormais un exemple humain sur qui se comparer.


Anecdote de vie – Ma peur des aiguilles

Remontons dans le temps, il y a plus de 20 ans, je me revois à l’école primaire, à la classe de musique ou je venais d’apprendre à jouer les premières notes de la chanson thème du Titanic à la flûte à bec… donc on était en 1996 ou 1997. Je venais également d’apprendre que nous aurions un vaccin pour l’hépatite, bref, je me souviens que ma crainte de recevoir une aiguille dans ma peau était assez grande pour que je me souvienne du cours où j’étais. 

Les options d’évitement passaient dans ma tête car j’étais doué  à éviter toutes situations pouvant me mettre en danger (Fuir – Foncer – Figer = Fuir était définitivement mon mode de vie).

Seulement… je n’avais pas de possibilité d’éviter ce vaccin dont je ne comprenais pas trop l’importance. Je comprenais qu’on pouvait mourir de l’hépatite mais je n’avais personne dans mon entourage ou dans mes connaissances qui avaient été atteint alors pour moi ça n’existait pas.   L’humain voit « sa » réalité selon ses expériences et ses connaissances. Avez-vous déjà eu l’impression après vous avoir acheter une nouvelle voiture que BEAUCOUP TROP de monde avait exactement la même ? Ce n’est pas parce que tout le monde ait passé devant le vendeur d’automobiles le même jour, c’est que votre cerveau a ajouté la case « votre automobile » dans ses connaissances. À l’opposé, le cerveau perçoit ce qu’il ne connaît pas ou ne comprend pas comme étant un danger ou une menace.

Je m’égare un peu mais comprendre la base du cerveau me paraît important, et surtout,TELLEMENT intéressant.

Voilà donc que je me suis résolu au fait que je me fasse vacciner car j’avais reçu un pamphlet expliquant exactement les risques engendrés par l’hépatite, risques que je considérais supérieurs à la douleur du vaccin. 

Je m’étais habitué aux aiguilles en me disant une chose : ce qui me fait peur, c’est la douleur : si je crée une douleur plus grande que l’aiguille (en me pinçant), alors je n’aurais plus aucune crainte à avoir. Je me suis donc pincé à plusieurs reprises de façon à ce que je me dises : « y’a pas un vaccin qui va me faire plus mal que ça! ». J’ai ainsi crée une base à mon cerveau sur laquelle il pouvait s’appuyer lorsque viendrait le temps de la piqûre pour ne pas se sentir en danger. Là il faut bien comprendre que je ne suggère pas de se « faire du mal » pour se désensibiliser, j’avais à peine 10 ans à l’époque. Ce que je mentionne est plutôt que le cerveau à la capacité de se désensibiliser à une peur en s’y habituant de façon graduelle comme on l’a précédemment lu.

Quelques années plus tard, a 21 ans, je donnais du sang pour la première fois à l’école nationale de police en formation et où j’étais initialement dans un mode : « Tu réalises ton rêve, vis ton moment au maximum » faisant en sorte que j’étais presque sans peur pour une courte période. Le don s’est donc passé à merveille et mon cerveau s’est dit : « y’a rien de dangereux là-dedans. Recommence tant que tu veux ! »

Aujourd’hui, je fais des dons de plasma, un don d’une durée d’environ 40 minutes et ce, une fois par semaine.


Je ne peux pas donner de produits sanguins

Si vous ne pouvez pas donner à cause des critères de sélection très exhaustifs, ne vous découragez pas, vous avez démontrer votre grand cœur et votre intérêt. Donner sans recevoir peut se faire par l’entremise du bénévolat. Vous pouvez entre autre visiter le RÉSEAU DE LACTION BENEVOLE DU QUÉBEC https://www.rabq.ca/organismes-dans-ma-region.php  pour voir les organismes dans votre région. 


Conclusion 

Pour terminer, la peur est souvent engendrer par l’inconnu, le manque d’informations ou une mauvaise connaissance de notre merveilleuse machine : le cerveau. Une belle façon de combattre la peur est, comme on a pu le lire dans le blog, s’y exposer de façon graduelle. Communiquer avec une personne ressource dans un domaine qui nous fais peur est un bon exemple d’exposition graduelle. En la matière de don de sang : Je suis votre guide si vous en avez besoin, n’hésitez pas à m’écrire.


Carrière de donneur

Pour que vous aussi, vous commencez votre carrière de donneur : 

Hema-Quebec

Le pouvoir de la douche froide

Au-travers une baignade dans l’eau glaciale du grand nord et ma routine du matin sous l’eau glacée, venez découvrir dans le blog d’aujourd’hui le pouvoir de l’eau froide :


Durant une routine matinale qui dure environ une heure, j’incorpore une action très énergisante, une action que l’on vit généralement seulement en camping durant un moment de pur supplice ou en voyage à l’étranger qui nous donne la sensation que tous nos organes se réfugient à l’intérieur : La douche FROIDE ! (Musique cauchemardesque)

J’embarque donc dans la douche et pour éviter le choc thermique, je me mouille au complet avec une température tiède. Lorsque je suis mouillé à la grandeur et que j’ai profiter des bienfaits de l’eau chaude, je tourne la manivelle au maximum… vers le FROID ! Et je reste ainsi sous l’eau le temps de me laver au complet.

Vous allez me dire : Mais t’es un MALADE ! Une douche gelée, pourquoi je ferais ça ? Je préfère relaxer dans ma douche bien au chaud, j’ai assez d’être stressé toute la journée, je ne vais pas m’empêcher de vivre ce moment de détente.

C’est là que ça devient intéressant : au début je prenais ce type de douche comme un CHALLENGE. Je voulais montrer à mon corps : T’ES CAPABLE ! ENCORE 1 MINUTE ! Là je dois avouer que je subissais un certain stress matinal et que certains matins, je regardais la douche en me disant : «Ah non… pas toi…» Et je me suis dit : Mais pourquoi j’aurais à endurer ça ?

Maintenant : J’ai hâte à ce moment dont je ne pourrais pas me passer.

«Si vous ne trouvez pas une motivation ou du plaisir à faire une action : Celle-ci deviendra une obligation et aussitôt que vous aurez l’occasion, vous laisserez tomber cette action» – RémiWill NICOLAS –

Comment j’en suis rendu là ? D’abord, en comprenant tous les bienfaits, ensuite, en ayant du plaisir et finalement, en prenant l’habitude de le faire pour créer une connexion neurologique très solide pour en faire un réflexe. Si vous ne trouvez pas une motivation ou du plaisir à faire une action : Celle-ci deviendra une obligation et aussitôt que vous aurez l’occasion, vous laisserez tomber cette action.

Ok je comprends… mais une douche gelée… quelle plaisir y’a-t-il à avoir ?

Le pouvoir du mental

Le pouvoir du mental intervient ici : La température de l’eau est une souffrance seulement si vous laissez votre esprit s’y attarder, que ce soit très chaud ou très froid. Si votre esprit envoie à votre corps que celui-ci est en danger : Il réagira de la même façon que s’il y a un tigre à votre poursuite. C’est le cerveau reptilien qui prendra la relève et vous serai en mode panique. SI ça arrive, vous pouvez mettre une main sur votre poitrine et une autre sur votre estomac. Concentrez-vous sur votre respiration et sentir la main sur votre estomac bouger sous votre respiration. Si la main sur votre estomac ne bouge pas, c’est que votre diaphragme est contracté par le sentiment de danger. Prenez une bonne inspiration en vous concentrant pour que votre diaphragme se libère et fasse bouger la main sur votre estomac. respirez profondément à plusieurs reprises. Écoutez votre corps et mentionnez-lui que c’est normal de sentir ce choc car il ne l’a rarement vécu, cependant il n’y a aucun danger. Au contraire, vous êtes en train de recevoir une importante décharge de bienfaits en vous lavant sous une eau froide. Vous aurez alors réussi à prendre le contrôle de votre corps et votre esprit, félicitations !

Donc comme vous comprenez, j’ai appris à développer le pouvoir de mon mental et orienter mon esprit sur : Je suis en train de profiter d’une tonne de bienfaits ! dont:


Les bienfaits

Améliore la circulation sanguine :

Votre corps s’adapte à l’environnement dans lequel il vit. Lorsqu’il se fait ensevelir d’eau froide, son but est d’augmenter la température interne. Pour se faire, il augmente la circulation sanguine. Cette augmentation de circulation sanguine a pour effet d’améliorer l’afflux d’oxygène dans le corps et favoriser le transport de nutriments, donc favorise le bon fonctionnement des organes. Ça prévient également des maladies cardiovasculaires et réduit l’inflammation.

Réduit la douleur (Et augmente la tolérance à la douleur):

Lorsque je suis aller dans l’eau glaciale d’Aupaluk, c’était le lendemain d’une entorse lombaire qui m’avait presque paralysé. Je peux vous assurer que j’ai ressenti instantanément les bénéfices de l’eau.

Également, tout art martial est pour moi une source de plaisir. Cependant, mes muscles sont endoloris après ces entraînements. L’eau froide a un merveilleux pouvoir qui aide les muscles à relaxer et à se réparer après un entraînement. Une étude de North American Journal of Médical Sciences mentionne également que l’eau froide vient augmenter la tolérance à la douleur.

Raffermit la peau

Et gratuitement ! Sans traitement, vous avez une peau plus ferme. L’eau chaude a pour effet d’ouvrir les pores de la peau, l’eau froide fait évidemment le contraire. En refermant les pores de la peau, celle-ci se raffermit et garde son élasticité. Également j’ai une peau sèche à la base et qui est sujette à l’eczéma. L’eau chaude a pour effet de déshydrater et peut créer des démangeaisons, ce que je veux évidemment éviter.

Cheveux en bonne santé

Depuis que j’ai 17 ans, je m’informe sur tout ce qui peut nuire ou améliorer le cuir chevelu (Ouin, on a tous nos passions). L’eau chaude, comme je l’ai mentionné précédemment, déshydrate et donc, assèche le cuir chevelu. L’eau froide fait le contraire. L’eau froide permet d’avoir les cheveux soyeux (Quel bel adjectif pour des cheveux), les garder en santé et également … en place.

Active l’organisme

Préparez-vous à une réaction chimique très impressionnante : Libération de dopamine (Hormone considérer l’hormone du plaisir ) et de noradrénaline . La libération de noradrénaline augmente la fréquence cardiaque. Le corps réagit à cette libération de noradrénaline par un BOOST d’endorphines, réduisant ainsi la douleur et les effets négatifs du stress tout en procurant un effet d’euphorie … Aucun espresso vient me procurer autant de bénéfices !

Renforce le système immunitaire

Une étude de PLOS ONE indiquent que les personnes ayant pris une douche froide (Ont pris la fin de leur douche froide de 30 à 90 secondes) ont pris moins de congé de maladie (30% moins) et se sont sentis moins anxieux et plus satisfaits de leur vie.

Donc vous pouvez très bien prendre votre douche normal tout en terminant avec une température très froide pour en retirer tous les bénéfices.

Perte de poids

Votre corps dépense de l’énergie pour rester sous l’eau froide et augmente le taux métabolique de 350%. La graisse jaune est ainsi changer en graisse brune où l’organisme puise pour conserver une température normale. Vous perdez alors du poids et de la masse graisseuse (jaune) selon une recherche publiée par les National Institutes of Health (NIH).

Et finalement, le plus important, développe le pouvoir du mental

Prendre une douche froide et m’y sentir à l’aise me demande d’être dans le moment présent, de penser à ma respiration et de relaxer. Cet exercice est à la fois physique pour mon corps et psychologique pour mon mental. Si vous pensez au fait que vous êtes en train de prendre une douche froide alors que vous seriez tellement mieux dans votre lit sous les couvertures ou dans l’eau brûlante d’un spa, vous n’êtes pas dans le moment présent et votre esprit vous enverra le message : SORS D’ICITTE ! Votre corps se sentira en danger et vous n’aurez plus aucun plaisir. D’habituer votre esprit à rationaliser ce qui lui arrive et à être confortable à l’extérieur de sa zone de confort crée encore une fois une connexion neurologique bénéfique à la réalisation d’actions vous demandant de sortir des sentiers battus sans se sentir en danger.

La liste est longue n’est-ce pas…

Bien sûr il est possible que vous avez une condition particulière ne faisant pas de vous le candidat idéal pour la douche froide :


Pourquoi ne devrai-je pas prendre une douche froide ?

  • SI vous n’y trouvez pas de motivation : Dans la vie, il est important d’avoir un bon équilibre. De passer de : Je prends toutes mes douches brûlantes À Je prends toutes mes douches froides risque de créer un stress négatif sur votre corps et votre esprit. Vous pouvez y aller graduellement, en y allant que d’un 5 secondes à la fin de votre douche et l’augmenter jusqu’à 30 secondes tout en profitant du reste de votre douche confortable. Vous sentirez ensuite les bénéfices et si ceux-ci sont très agréables, vous aurez alors trouver la motivation à vivre ce moment;
  • Si vous ne vous sentez pas à l’aise car vous souffrez de haute-pression, vous avez un taux de sucre élevé avez un problème cardiaque ou avez une condition particulière, la consultation d’un professionnel de la santé serait préférable.

Anecdote de vie – Baignade à -1.4°C

Aupaluk 20 juin 2021

Température de l’eau : Moyenne -1.4°C

Un MUST que je m’étais fixer lors de ma mission de trois semaines dans le nord était d’aller nager dans l’eau de la baie d’Hudson. La température y varie entre -2 et 1 degré Celsius en Juin.
Le 20 juin 2021, jour de baignade, moi et mon partner avons été à «la plage» (Oui… c’est le type de plage qui mérite des guillemets. Très peu commun mais très agréable). Je l’ai regardé et je lui ai dit : «T’es pas game». Il ne se doutait probablement pas que mon choix était déjà fait alors il m’a répondu sur un ton de défi en me regardant directement dans les yeux, comme si je lui avais demandé si il était prêt à aller à la guerre : «Tu ne me le diras pas deux fois !» Il a enlevé ses vêtements et a avancé tranquillement dans l’eau. Je lui ai lancé : «Bin non !! Faut que tu entre complètement dans l’eau ! S’est une immersion !» et je l’ai fait. J’ai plongé complètement dans cette eau glaciale. Je me disais : WAW… Je me baigne dans l’eau des glaciers… Il n’y a pas d’eau plus pure que ça. J’ai ouvert les yeux sous l’eau sans ressentir aucun inconfort.

Mon partner est ressorti rapidement et j’y ai resté encore de longues minutes, profitant de ce moment qui ne se représenterait jamais. Profitant de l’eau glaciale venant complètement me faire oublier la douleur de l’entorse lombaire que je m’étais fait la veille. Je suis ensuite ressortie, ressentant les effets de l’endorphine après avoir reçu un choc de dopamine et noradrénaline. Je ne sentais plus du tout la douleur au dos (Ni aucune autre douleur d’ailleurs). Je suis embarqué dans le camion et c’est là que les tremblements ont commencé, durant de longues minutes, mon corps venait me dire : «On aurait eu autant de fun si t’étais sorti un peu avant !». Comme on a pu le comprendre dans les bienfaits, le corps s’adapte à son environnement froid en se réchauffant, mais il y a une limite suite à laquelle l’hypothermie peut survenir. Je n’étais pas à ce stade là mais pas loin…

La température de mon corps s’est régularisé après une quinzaine de minutes et aujourd’hui lorsque j’y repense, un mot me vient en tête : Équilibre


Conclusion

L’équilibre est importante dans la vie, dans les extrêmes nos actions et nos pensées perdent de leurs sens

Rémi Will NICOLAS

L’équilibre est importante dans la vie, dans les extrêmes nos actions et nos pensées perdent de leurs sens. Dans le sujet d’aujourd’hui, votre corps à besoin du chaud et du froid. Pour les bienfaits énumérés ci-haut, j’ai un penchant pour le froid, mais ça ne m’empêche pas de profiter de ce que l’eau chaude apporte comme effets positifs à l’occasion.

Vous pouvez subir ou vivre votre vie. Si vous vous sortez de votre zone de confort volontairement et en y trouvant une source de plaisir ou de satisfaction, vous développerez l’art d’être confortable hors de sa zone et réduirez votre anxiété face à l’inconnu ainsi qu’une capacité d’adaptation. Si vous appréciez chaque petit pas (Car on avance pas à pas, la téléportation n’existe pas encore), vous ferez de ces sorties de zone de confort un mode de vie et non une mode saisonnière ou une anecdote.


Le jeu du mental : La planche

18 juin 2021, je suis en mission pour 3 semaines à Aupaluk, une des quatorze communauté Inuit du Nunavik. Je suis isolé, le seul contact avec l’extérieur est un WIFI relativement faible et mon assistance est disponible seulement par avion si le temps est assez clément pour un atterrissage.

Je ne suis plus capable de marcher, je viens de me faire une entorse lombaire. Je suis policier et mon quart de travail est de 13heures à 1Heure du matin. de 1heure du matin jusqu’à 13Hrs je suis sur appel. Bref, je travaille 24 heures sur 24 et je suis seulement ici depuis 2 jours. Quitter le navire n’est pas une option pour moi, alors que me reste-t-il alors que je suis allongé dans le lit, incapable de trouver une position qui ne me fait pas couler les larmes des yeux ?

J’envoi un message texte à ma soeur chiropraticienne, seul moyen de communication possible car l’appel WIFI risque de couper. Je lui envoi un message lui disant que l’aspirine en bâton et la glace ne font rien à l’inflammation et que j’ai besoin de ses conseils. Elle m’envoi une panoplie de conseils que je suis à la lettre. Bien sûr, les premiers jours, je marchais comme si j’avais été empalé mais je marchais ! C’était ça l’important.

Un des exercices qu’elle m’a conseillé a été la planche pour renforcer la ceinture abdominale. Le principe était de la faire et arrêter si je sentais une douleur au niveau du dos. Les premiers jours, je ne faisais donc que 20 à 30 secondes. En 3 semaines j’étais rendu à environ 2minutes 30.

La semaine dernière, j’étais à 6 minutes et c’est là que je me suis dis que la planche était un exercice physique mais surtout, un exercice mental.

Évolution du record de la planche en 10 ans

En 2011, le record de la planche était de 1heure 20 minutes 25 secondes par l’américain Georges HOOD.

En 2016, Mao WEIGDONG établi un nouveau record de 8Heures 1 minute et une seconde.

4 ans plus tard et 9 ans après son premier record, Georges HOOD récidive avec 8Heures 15 minutes et 15 secondes de planche.

Hier, le 4 août 2021, l’australien Daniel SCALI vient de remonter la marque à 9Heures 30 minutes et 1 seconde.

Comment se fait-il que le record monte à une vitesse exponentielle ?

C’est là toute la beauté du mental. Il y a bien sûr un entraînement intensif qui précède de tels exploits. Cependant le fait que l’américain Georges HOOD ait multiplié par 7 son meilleur temps en l’espace de 9 ans (En plus d’avoir réalisé ce meilleur temps à l’âge de 62 ans) n’est définitivement pas seulement grâce à son physique :

Son mental savait désormais que l’humain était capable de faire plus !

Voilà donc une belle motivation ! Vous pouvez réaliser ce que l’on croit irréalisable. Sinon comment les FORD, BROTHERS, JOB, EINSTEIN, EDISON auraient-ils fait ?

J’ai donc fait 8 minutes 45 secondes de planche hier et voilà que je viens tout juste de passer une barrière psychologique : J’ai réalisé 10 minutes 30 secondes ! Ce qui est ironique, c’est qu’il s’agit d’un très beau chiffre rond que mon corps était parfaitement capable de battre jusqu’à je ne sais quel chiffre.

Voilà donc un nouveau jeu pour défier mon mental et lui faire repousser les limites !

Lancestoi

Premier saut en Bungee

Il y a quelques semaines, j’ai lu un passage dans un livre qui m’a fait réfléchir.  Est-ce que vous inventez des tâches pour éviter l’essentiel ? 

Cette phrase m’a beaucoup marqué. C’est la que j’ai décidé de mettre de l’avant plusieurs projets que je remettais toujours au lendemain pour aucune raison apparente. 

J’ai donc décidé le 16 août 2021 d’aller sauter en bungee. J’ai acheté des billets la journée même, à moi et ma femme. Plus jeune, j’avais une peur des hauteurs (que je viendrai expliquer dans un podcast à venir et que vous pouvez également connaître dans ma conférence LANCES-TOI) et également une peur de tout ce qui était «manèges». Bref, je me coupais de beaucoup de plaisir potentiel.

J’ai contrôlé ma crainte des hauteurs mais se lancer dans le vide pour la première fois reste malgré tout une épreuve contre le mental. J’ai donc regardé des vidéos de sauteurs expérimentés en bungee et j’ai visualisé mon saut. 

Vendredi 27 août 2021, c’était le grand jour, une belle et chaude journée ensoleillée de 30 degrés Celsius. Nous avons entamé le virage à Chelsea vers GREAT CANADIAN BUNGEE et ma première réaction a été : «C’est pas si haut que ça finalement..» Le paysage était cependant a coupé le souffle. J’ai regardé plusieurs vidéos sur Internet de plusieurs sites de Bungee mais celui-là est définitivement un TOP.

Sur place, je voyais plein de sauteurs, néophytes et expérimentés qui regardaient les autres sauter. Certains avaient un côté masochiste définitivement très développé car leur crainte de sauter augmentait à chaque saut qu’ils voyaient.

J’ai choisi de rester focus sur mon saut. Je me doutais que certains allaient figer avant de sauter et qu’avoir cette image mentale pouvait me perturber. J’ai donc éviter tout regard vers ceux qui sautaient.

On a annoncé nos noms lorsque notre tour est venu de monter la pente menant au grand saut. Je n’ai senti aucune anxiété en montant. Le côté rationnel est qu’il y a plus de 8 sauteurs à l’heure, que l’organisation existe des années et qu’il n’y a jamais eu d’accidents graves.

C’est rendu devant la tour que j’ai eu un flash mental : «C’est là que ça se passe !», je savais que j’allais vivre un des RUSH d’adrénaline les plus intenses de ma vie. J’ai gravi les marches menant à la plate-forme à la course et par deux tellement j’étais rempli d’énergie.

Pour l’une des premières fois de ma vie, j’étais le plus lourd du groupe, j’ai donc eu le privilège de sauter en premier. On m’a mentionné les diverses options d’harnais : Aux chevilles ou au torse. «Le plus intense !» ai-je répondu (Et donc aux chevilles). On m’a ensuite dit que j’avais le choix de sauter de face ou de dos. Je m’étais fait ma visualisation de dos car je m’étais dit que c’était très intense que de se mettre dos au vide. Le guide m’a cependant dit qu’il préférait, et de loin, sauter de face car tu vois que tu plonges dans le vide. J’ai donc répondu que j’allais faire le saut me procurant le plus gros RUSH.

Je me suis donc avancer, déterminé et en parfait contrôle vers la pointe de la passerelle. À cet endroit, on m’a demandé si je voulais toucher à l’eau. Une vieille connexion mentale relié à la peur de l’eau s’est pointé le bout du nez en disant : «Tu vas mourir !» mais j’ai plutôt chassé cette pensée d’une seule voix haute et déterminée : «Oh oui !! Et le plus profond possible !». Je savais que rendu là, mon seul ennemi était ma tête et que je n’allais pas lui permettre de venir m’empêcher de profiter d’une des actions les plus intenses de ma vie.

«Je savais que rendu là, mon seul ennemi était ma tête et que je n’allais pas lui permettre de venir m’empêcher de profiter d’une des actions les plus intenses de ma vie»

Rémi Will NICOLAS

Une fois attaché aux chevilles, je me suis avancé sur le bout de la plate-forme et lorsque je suis arrivé face au vide, une fraction de seconde en regardant en bas, la partie reptilienne de mon cerveau (Celle qui ne réfléchit pas et ne pensant qu’à ma survie) m’a envoyé un message : “NON ! FAIT PAS ÇA! T’ES MALADE! ” au même moment, le guide me demandait si je voulais un décompte. On peut voir que sa question me fait hésiter 1 seconde sur le vidéo («Euhhhh…»). C’est ce qui m’a fait sortir de ma torpeur et on le voit dans le vidéo. Je reviens au moment présent, sortant de ma tête et vivant avec mon «guts» et répond : «Pourquoi pas !» en criant et en tapant dans mes mains en me disant : «That’s it ! C’est maintenant, profites-en et lances-toi !» puis j’ai sauté sans penser et en effectuant un saut comme dans ma visualisation. Un 200 pieds de pur plaisir et de vide mental. Avant même que je puisse le réaliser, j’avais déjà fait mon entrée dans l’eau jusqu’à la taille pour faire une remonté de 160 pieds. Un boost d’adrénaline incroyable suivi d’une libération d’endorphine. Un 10 secondes dont je me rappellerai toute ma vie.

Bien sûr… mon corps veut revivre cette sensation, veut reproduire ce moment. Il n’aura cependant plus la chance de vivre le stress (L’eustress lorsque contrôlé) de l’inconnu. Je ferai donc mon prochain saut de dos et je ferai mon deuxième saut en faisant un «frontflip» ! Bin oui ! On peut faire des frontflip en bungee !

Bref.. Je vous laisse sur le vidéo, sans filtre, où vous me voyez juste avant le saut jusqu’au moment de prendre action. Bon visionnement !