
On parle souvent d’« aller prendre l’air » ou de « bouger pour se vider la tête ».
Ce ne sont pas que des expressions. Ce combo mouvement + nature est documenté scientifiquement comme un des moyens les plus puissants (et facile d’accès) pour :
- réduire le stress,
- diminuer le risque de dépression,
- et soutenir la santé mentale à long terme.
On va voir ce que disent les études, puis ce que tu peux en faire concrètement dans ta vie… et comment des lieux en forêt comme Folies Boréales à Percé en Gaspésie s’insèrent très naturellement dans ce tableau.
1. Quand le stress devient toxique
L’American Psychological Association (APA) rappelle qu’un stress prolongé peut devenir toxique pour plusieurs systèmes du corps : pression artérielle, immunité, risque de maladies cardiovasculaires, mais aussi anxiété et dépression. Colby College
Ce qui est à la fois ironique et intéressant, c’est que l’exercice physique, qui est lui-même une forme de stress pour l’organisme, renforce au contraire notre capacité à y faire face :
- lors d’un effort, la réponse au stress s’active,
- mais après l’exercice, on observe une diminution des hormones de stress comme le cortisol et l’épinéphrine;
- le cerveau augmente aussi certains neuromodulateurs comme la noradrénaline, ce qui l’aide à mieux gérer les futurs stress. Focused Life-Force Enegery
Parallèlement, d’autres études montrent que les environnements naturels (forêts, espaces verts) réduisent directement la charge de stress, à la fois sur le plan psychologique et biologique. PubMed+1
2. L’activité physique comme traitement de la dépression et bouclier anti-stress
2.1. Efficace… au niveau d’un vrai traitement
Une grosse méta-analyse publiée dans le BMJ a regroupé des essais pour comparer différents types d’exercices (marche/jogging, yoga, musculation, etc.) sur la dépression. Résultat :
L’exercice est un traitement efficace à la dépression, avec des effets particulièrement marqués pour la marche/jogging, le yoga et l’entraînement en force, surtout quand l’intensité est suffisante. PubMed
Une autre méta-analyse ciblant les femmes postménopausées arrive à la même conclusion :
- l’exercice réduit significativement les symptômes dépressifs,
- avec un effet notable aussi sur l’anxiété. PubMed
Une revue plus récente sur l’exercice à haute intensité montre aussi une amélioration significative de l’intensité des symptômes dépressifs par rapport aux groupes témoins. PubMed
Les auteurs proposent même que l’exercice soit considéré aux côtés de la psychothérapie et des antidépresseurs dans nos outils à utiliser contre la dépression. PubMed
Évidemment, ça ne veut pas dire « remplace ton traitement avec un professionnel de la santé par du jogging », mais plutôt : si tu veux te battre sérieusement contre la dépression, bouger régulièrement est un allié majeur.
2.2. Effets sur la réponse au stress
Une revue sur l’activité physique, la sédentarité et la réactivité au stress montre que :
- les personnes plus actives ont souvent une réponse au stress plus en contrôle : une fréquence cardiaque plus basse, un cortisol mieux régulé, des réponses immunitaires moins extrêmes ;
- l’inactivité et la sédentarité sont associées à des réponses au stress plus dysfonctionnelles. PubMed
Dans le même ordre d’idée, l’APA souligne que l’exercice régulier semble réduire les taux d’anxiété et de dépression, et qu’il peut être aussi efficace que certains antidépresseurs pour traiter les troubles anxieux et de l’humeur chez certaines personnes. Colby College
3. La nature, la forêt et les espaces verts : un « médicament » silencieux
3.1. Forêt et cortisol : l’impact du « Bain de forêt »
Une méta-analyse sur le shinrin-yoku (bains de forêt) s’est penchée sur les niveaux de cortisol, l’hormone du stress.
- 22 études ont été incluses dans la revue, dont 8 dans la méta-analyse.
- Dans presque toutes, les participants exposés à la forêt avaient des niveaux de cortisol significativement plus bas après l’intervention que les groupes urbains ou contrôles. PubMed
En vulgarisant :
Passer du temps en forêt réduit le cortisol à court terme, de façon mesurable.
Une autre méta-analyse sur le shinrin-yoku montre que la forêt fait aussi baisser la pression artérielle, systolique et diastolique, plus que les environnements non forestiers. PubMed
Autrement dit : forêt =
- stress en baisse,
- tension en baisse,
- système cardio-vasculaire qui respire un peu mieux.
3.2. Espaces verts et risque de dépression
Une étude de 2023 a analysé l’exposition aux espaces verts et le risque de dépression et d’anxiété. Résultat :
- une augmentation de 10 % de la proportion d’espaces verts est associée à une baisse du risque de dépression,
- une augmentation similaire de l’indice de verdure (NDVI) est aussi liée à un risque plus faible de dépression, avec un effet favorable sur l’anxiété également. PubMed
Conclusion des auteurs :
Améliorer ou préserver les espaces verts doit être considéré comme une intervention de santé publique qui promet pour prévenir dépression et anxiété. PubMed
4. Quand tu combines les deux : l’« exercice vert » (green exercise)
On appelle green exercise le fait de pratiquer une activité physique dans un environnement naturel (forêt, parc, bord de mer, etc.).
4.1. Effets sur le bien-être mental
Une revue et une méta-analyse récente de 57 études sur l’exercice en nature montre que :
- les interventions d’exercice vert ont, en moyenne, un effet positif significatif sur le bien-être mental ;
- les effets sont particulièrement nets quand on compare à l’absence d’intervention ou à d’autres interventions de bien-être (sans mouvement). ScienceDirect
Les différences avec l’exercice en salle ou en milieu urbain ne sont pas toujours statistiquement supérieures, mais :
- l’exercice en nature est au moins aussi bon pour la santé mentale,
- et semble souvent plus agréable (plus de plaisir, de revitalisation, de sentiment de restauration). MDPI+1
Une revue ciblant des personnes ayant des maladies chroniques (cancer du sein, risque cardiovasculaire, lombalgies chroniques, obésité, diabète, etc.) montre que l’exercice en nature :
- est sûr et bien toléré,
- améliore la santé physique et la santé mentale dans plusieurs de ces groupes. PubMed
Des études en milieu de travail indiquent aussi que des séances de marche dans la nature, comparées à des marches en intérieur ou en milieu urbain, peuvent :
- améliorer l’affect positif,
- et réduire certains indicateurs physiologiques du stress. PubMed
4.2. Ce qu’on peut en tirer sans exagération
Les revues restent prudentes :
- on manque encore d’études très robustes,
- Le fait que l’exercice en nature soit meilleur que l’exercice « classique » n’est pas toujours démontrée.
Mais ce qu’on peut dire avec certitude, c’est que :
- L’activité physique régulière, même modérée, réduit clairement :
- le risque de dépression,
- les symptômes dépressifs,
- la réactivité au stress. PubMed+2PubMed+2
- L’exposition à la nature (forêt, espaces verts) :
- fait baisser le cortisol,
- réduit la tension artérielle,
- est associée à un risque moindre de dépression et d’anxiété. PubMed+2PubMed+2
- Les interventions qui combinent les deux (exercice vert)
- améliorent le bien-être mental,
- sont au moins aussi efficaces que l’exercice seul,
- sont perçues comme plus agréables et plus restauratrices par les participants. ScienceDirect+2MDPI+2
En langage simple :
Bouger est bon pour ta tête.
Bouger dans la nature est bon pour ta tête et ton corps.
Et ça a de vraies bases scientifiques, pas juste un “feeling”.
5. Concrètement : comment utiliser ce duo dans ta vie
Sans entrer dans un discours médical (ça, c’est la job des professionnels de la santé), les études pointent quelques axes très concrets.
5.1. Bouger régulièrement
Les recommandations officielles (citées dans l’article de l’APA) parlent de 150 minutes d’activité modérée par semaine ou 75 minutes d’activité vigoureuse. Colby College
Mais ce que montrent les études, c’est surtout que :
- commencer quelque part est mieux que rien,
- même des séances courtes répétées peuvent faire une différence,
- marcher, faire du renforcement, faire du yoga ou du sport fonctionnent tous : l’important, c’est la régularité et la discipline. PubMed+1
5.2. Aller chercher la nature là où tu peux
Tu n’as pas besoin d’habiter au milieu d’un parc national pour profiter de la nature :
- choisir un parc ou un boisé pour ta marche,
- prendre un itinéraire « vert » pour ta course,
- faire tes pauses dans un espace avec des arbres plutôt que sur le trottoir,
- planifier des activités et des sorties en forêt plus longues quand c’est possible.
Les données sur la proportion d’espaces verts montrent que plus ton environnement contient de nature, plus le risque de dépression tend à diminuer. PubMed
5.3. Combiner les deux en intention
Tu peux littéralement te faire une habitude simple dans ta vie :
- 3 à 5 fois par semaine :
- 20 à 40 minutes de marche rapide, de course, de vélo ou d’entraînement,
- si possible dans ou vers un espace vert.
- Au moins une fois par semaine :
- un moment plus long et déconnecté (sans téléphone) en forêt ou en milieu naturel.
Ce n’est pas un traitement miracle ni un remplacement à la thérapie ou à la médication lorsqu’elles sont nécessaires, mais les données prélevées des études suggèrent que ce type d’hygiène de vie :
- réduit le risque de dépression,
- aide à réguler la réponse au stress,
- soutient les fonctions cognitives à long terme. PubMed+2PubMed+2
6. Comment intégrer mouvement + nature sans compliquer ta vie ?
Si tu ramènes ça à ta réalité concrète, ça peut être aussi simple que :
- marcher dans le boisé le plus proche,
- marcher ou faire du vélo au lieu de la voiture dès que c’est réaliste,
- transformer une partie de ton temps libre en exercice vert.
Et parfois, ça peut vouloir dire sortir complètement de ton contexte habituel.

Si un jour tu te retrouves en Gaspésie, la région du Rocher-Percé avec des endroits comme Folies Boréales, en forêt à Percé, incarnent exactement ce duo dont parlent les études :
- activité physique en plein air,
- immersion prolongée en nature,
- coupure avec le bruit et la pression du quotidien.
Ce type d’environnement ne « guérit » pas la dépression à lui seul — aucune étude sérieuse ne le prétend — mais il offre un terrain idéal pour appliquer dans la vraie vie ce que la science décrit :
bouger, respirer, se déposer en forêt, et laisser ton système nerveux se réajuster.
Si tu veux vivre ce que la science décrit — mais en version “24h nature” — explore un endroit comme Folies Boréales à Percé.

Participer à un défi ou à une communauté motivante peut aussi t’aider à maintenir l’habitude. Par exemple, au Canada, le Push-Up Challenge existe pour nous rappeler une réalité difficile : environ 2000 personnes se suicident chaque jour dans le monde.
C’est pour ça que j’encourage — tout comme je le fais — à bouger, à sortir prendre l’air…
et à participer au Push-Up Challenge : 2000 push-ups en 23 jours, en février, pour se souvenir des 2000 vies perdues quotidiennement, tout en soutenant l’Association canadienne pour la santé mentale.
Si tu veux un défi concret : joindre le Push-Up Challenge. C’est structuré, humain, et ça réunit des milliers de personnes autour d’un même objectif.
🧩 FAQ – Activité physique, nature et santé mentale
Q1. Est-ce que l’activité physique peut vraiment réduire le stress ?
Oui. Les recherches montrent que le mouvement diminue les hormones de stress comme le cortisol et l’épinéphrine. Après un effort physique, le corps revient plus facilement dans un état de calme, ce qui renforce la résilience face au stress.
Q2. Pourquoi la nature aide-t-elle autant la santé mentale ?
Les études sur le “bain de forêt” montrent que 20 minutes en forêt suffisent pour faire baisser le cortisol et réduire les émotions négatives. La nature agit comme un environnement apaisant où le système nerveux décroche plus facilement.
Q3. Est-ce que l’activité physique aide contre la dépression ?
Oui. Des méta-analyses montrent que l’exercice est un traitement efficace pour diminuer les symptômes dépressifs, en particulier la marche, la course, le yoga et le renforcement musculaire.
Q4. Est-ce que bouger dans la nature est plus efficace que bouger à l’intérieur ?
L’exercice en nature (“green exercise”) offre au moins les mêmes bénéfices que l’exercice en salle, avec en plus un effet de restauration mentale : plus de clarté, plus d’énergie et une sensation de récupération psychologique plus forte.
Q5. Combien de temps faut-il passer dehors pour ressentir les effets ?
Les données suggèrent qu’environ 20 minutes en forêt suffisent pour réduire le cortisol et améliorer l’humeur. Même une marche courte dans un parc urbain peut déjà faire une différence.
Q6. Quelle durée d’activité physique est idéale pour la santé mentale ?
Les recommandations générales parlent de 150 minutes d’activité modérée par semaine. Mais scientifiquement, même 10 à 15 minutes de mouvement déclenchent des effets positifs sur l’humeur et le stress.
Q7. Est-ce que les effets sont les mêmes si on n’est pas “en forme” ?
Oui. Les bénéfices psychologiques apparaissent même chez les débutants. Ce n’est pas la performance qui compte, mais la régularité.
Q8. Est-ce qu’une sortie en forêt peut remplacer un traitement ?
Non. La nature et l’exercice sont des compléments puissants, mais ne remplacent jamais un traitement professionnel quand il est nécessaire. Ils soutiennent la santé mentale, mais ne guérissent pas les troubles sévères.
Q9. Pourquoi les espaces verts réduisent-ils le risque de dépression ?
Les études associant “verdure” et santé mentale montrent que les personnes exposées à plus d’espaces verts présentent un risque plus faible de dépression et d’anxiété. L’explication : réduction du stress, meilleure récupération mentale et plus de possibilités d’activités physiques.
Q10. C’est quoi “l’exercice vert” exactement ?
C’est l’activité physique pratiquée dans un environnement naturel : marcher dans un sentier, courir dans un parc, faire du vélo en forêt. C’est le combo science : mouvement + nature = double bénéfice.
Q11. Est-ce que 20 minutes en forêt sont meilleures qu’une marche en ville ?
Les études montrent que la forêt réduit significativement le cortisol et les émotions négatives, alors que les environnements urbains tendent plutôt à faire baisser les émotions positives
Q12. Est-ce que le plein air est bon même en hiver ?
Oui. Le froid n’annule pas les bénéfices du mouvement ou de la nature. La lumière naturelle, le changement d’environnement et l’activité physique restent efficaces.
Q13. Comment intégrer ça dans une vie occupée ?
Commence petit :
- 10 minutes de marche,
- une sortie dans un espace vert sur l’heure du lunch,
- ou une activité physique légère que tu peux maintenir.
L’important n’est pas la durée, mais d’en faire une habitude.
Q14. Est-ce que participer à un défi comme le Push-Up Challenge aide vraiment ?
Oui. Les défis de groupe augmentent la motivation, créent du soutien social et donnent un cadre simple pour bouger. Celui-ci a l’avantage de faire le focus sur la santé mentale et la prévention du suicide, ce qui renforce le sens derrière l’effort.
Q15. Quel est le lien avec des endroits comme Folies Boréales ?
Les environnements naturels immersifs offrent exactement les conditions décrites dans les études : forêt, plein air, coupure des écrans, mouvement léger, respiration, détente. Ce sont des lieux qui facilitent l’intégration naturelle des outils validés par la science, sans toutefois remplacer un traitement professionnel.
Q16. Est-ce que 24 heures en nature peuvent faire une différence ?
Oui — sans être un traitement, une immersion prolongée dans un environnement calme et naturel amplifie les effets observés dans les études : baisse du stress, meilleur sommeil, apaisement du système nerveux et sentiment de recentrage.
Références (principales)
- American Psychological Association. (2020). Working out boosts brain health. Colby College
- Schuch, F. et al. Effect of exercise for depression: systematic review and network meta-analysis of randomised controlled trials. BMJ. PubMed
- Zhang, Y. et al. Effects of exercise on depression and anxiety in postmenopausal women: a pairwise and network meta-analysis of randomized controlled trials. PubMed
- Forest bathing and cortisol. Effects of forest bathing (shinrin-yoku) on levels of cortisol as a stress biomarker: a systematic review and meta-analysis. PubMed
- Shinrin-yoku et pression artérielle. Blood pressure-lowering effect of Shinrin-yoku (Forest bathing): a systematic review and meta-analysis. PubMed
- Wu, J. et al. Green space exposure on depression and anxiety outcomes: A meta-analysis. PubMed
- Nicolazzo, A. et al. Sedentary behaviour, physical activity and psychobiological stress reactivity: A systematic review. PubMed
- Systematic review on green exercise and mental well-being. A systematic review and meta-analysis demonstrating a positive effect of green exercise interventions on mental well-being. ScienceDirect
- Lahart, I. et al. The Effects of Green Exercise on Physical and Mental Wellbeing: A Systematic Review. MDPI
- Green exercise in chronic conditions. The effects of green exercise on the mental and physical health of people with chronic conditions: a systematic review. PubMed











