manquer d’air : Crainte fondée ou imaginaire ?


C’est dans l’adversité que se révèle notre vraie nature, mais comme dirait Henry FORD : QUAND TOUT VA MAL, SOUVIENS-TOI QUE L’AVION DÉCOLLE CONTRE LE VENT.

J’ai participé à une semaine de mise à niveau avec l’ensemble des moniteurs en emploi de la force de la SQ la semaine dernière. Nous avions plusieurs scénarios et certains nécessitaient le port d’un masque couvrant l’ensemble du visage pour nous protéger.

Je ne suis pas claustrophobe. Cependant, je me suis aperçu qu’à l’effort, le réflexe que j’ai est de vouloir une réserve d’oxygène beaucoup plus importante que ce que j’ai besoin.

Je vous parlerai donc de mon récit, de la réaction physiologique et des solutions dont le «box breathing» et le masque d’entraînement face à cette crainte qui est humaine, mais infondée.


J’enfile un casque «full face» fermé pour me protéger des balles de simunitions à l’approche d’un scénario d’une intervention à hauts risques. Je suis en attente et je me contrôle pour que ma respiration soit profonde et que mon apport d’oxygène soit suffisant. Le masque vient restreindre l’apport d’oxygène mais c’est très tolérable.

Je me fais alors appeler pour que je me déplace sur mon premier scénario. Une hormone est libérée, le cortisol. Puis l’adrénaline se met de la partie. Mon battement cardiaque commence à augmenter. Sans m’en rendre compte, à l’effort, ma respiration cesse d’être au niveau abdominale et monte vers les pectoraux. Ma respiration se fait alors plus rapide et avec le masque, devient de plus en plus inefficace. Mon attention n’est plus dans le moment présent, elle est dans l’anticipation, mon focus est sur ma respiration défaillante.
Je sens alors le battement cardiaque qui augmente beaucoup trop rapidement pour la situation, je suis à risque de faire de l’hyperventilation si je ne me contrôle pas.

Je me concentre alors pour inspirer très lentement mais profondément par le nez 4 secondes, je garde ma respiration 4 secondes, j’expire lentement par la bouche 4 secondes en visualisant mes poumons qui se vident puis j’attends 4 secondes et recommence. Je reprends le contrôle en un instant et focus sur la pleine conscience, sur mon état et mon environnement. Le scénario commence et se déroule bien.  

J’ai porté ce masque pendant deux jours, m’habituant de plus en plus à le porter. Je ne ressentais plus aucun inconfort et le voyait comme un système de protection et non comme une restriction.


Mentalité du gagnant

Certes, j’ai combattu cette crainte. Mais je me fixe des standards élevés dans la vie et un de mes buts est d’avoir une connexion parfaite avec mon corps et mon esprit.

Donc lorsque survient ce type d’évènement nouveau où je fais face à l’adversité, je me pose la question suivante : Comment je peux faire en sorte que cette faiblesse / défaite / échec se change en force / réussite / succès ? 

Dans ce cas-ci, je me suis dit que j’avais à améliorer ma capacité à respirer et acquérir de l’oxygène lorsque l’air se fait plus rare.

Voilà mon cheminement depuis

  1. M’écouter : Mon réflexe est celui d’un humain normal : Paniquer car l’oxygène sert à la survie, ne plus en avoir signifie la mort. Le constater et ne pas se conter d’histoire est essentiel;
  2. Comprendre : J’ai nommer ma crainte, c’est la panique. Mais pourquoi est-ce que je panique ? Parce que j’ai peur de manquer d’air. Cette crainte remonte à loin au-travers des expériences du passé mais peut-être même également mes gênes. Cependant je n’ai pas le contrôle sur ces faits alors outre les nommer, je ne m’y attarde pas;
  3. Rationaliser : Pour rationaliser, j’ai besoin de donner une nouvelle image à mon cerveau sur laquelle s’accrocher. Mon image, c’est mon automobile. J’attends toujours qu’il reste que quelques gouttes d’essence lorsque je suis dans un environnement urbain avant d’aller à la station-service. Pourtant, après 30 secondes sans air, je panique en me disant que je n’ai plus d’air et que je dois refaire le plein. C’est comme si je venais de rouler 75 km et que je retournais à la station service par peur de manquer d’essence. Les poumons contiennent suffisamment d’oxygène pour alimenter le corps humain 4 minutes, ce n’est donc pas 30 secondes qui vont me tuer;
  4. Me pardonner : Le fait que j’ai une peur de manquer d’air est normal. C’est humain et me dire que je ne devrais pas avoir cette peur n’y changera rien. Le pardon est une autre étape essentiel vers l’avancement vers le changement;
  5. Prendre action : La problématique a été nommé, maintenant, quelles sont les solutions à mettre en place pour améliorer cet aspect de ma vie ? 

La prise d’action

 Dans mon cas, voici ce que j’ai sorti pour ma prise d’action (Pour la respiration et non la gestion du stress qui est un autre sujet);

  • Le «box breathing» ou «square breathing» ou «combat tactical breathing»;
    • Inspire 4 secondes par le nez, retient la respiration 4 secondes, expire par la bouche 4 secondes, retient la respiration 4 secondes, et recommence. Le plus difficile dans mon cas, c’est de retenir 4 secondes après avoir expiré. Mentalement, mon cerveau croit que je suis en danger à ce moment. La répétition du mouvement permet cependant de contrôler la crainte par habituation.  
  • Prendre connaissance de mon environnement en mettant le focus sur mes 5 sens et en décrivant mentalement le plus de choses possibles reliant les 5 sens;
  • Acheter un masque d’entraînement limitant le flux d’air passant par le nez et la bouche. 

Pourquoi le masque d’entraînement

Lorsque je me fixe des objectifs, je cherche toujours à aller chercher le plus d’outils possible. Dans ce cas-ci, je savais exactement quel était mon problème et que je pouvais réduire mon inconfort par habituation. 


Réduire la peur par habituation, c’est exposer graduellement son corps et son esprit à une situation X afin qu’ils comprennent qu’il n’y a pas de danger face à cet élément. 


Le masque d’entraînement limite donc le flux d’air passant par le nez et la bouche. Cette limitation demande un effort supplémentaire de la part du coeur et des poumons pour acquérir l’oxygène nécessaire. L’exposition permet alors une meilleure capacité à acquérir de l’oxygène. 

Pour ma part, c’est d’habituer mon corps à comprendre qu’à l’effort, même si l’oxygène se fait rare, je peux continuer la tâche sans problème. Également, faire en sorte que ma respiration redescende au niveau abdominal à l’effort pour augmenter mon apport en oxygène. 

J’utilise donc cette épreuve sans conséquence, car elle s’est produite en contexte de formation, à mon avantage. J’utilise le sentiment de perte de contrôle que j’ai eu pour me dire que je ne veux pas revivre ça. J’utilise ma persévérance pour me dire que je vais continuer à m’entraîner jusqu’à contrôler parfaitement cet aspect.

Mon but final : À la contrainte maximale du masque (il y a des niveaux), me rendre à 9 paliers au léger-navette.

Le plus important : Un pas à la fois, Pa’delante!


NB : Le masque d’entraînement est un appareil limitant le flux d’air. Il ne simule AUCUNEMENT l’entraînement en haut altitude. L’entraînement en haute altitude entraîne une baisse de pression atmosphérique faisant en sorte que l’oxygène est plus difficilement transporté. Le corps augmente donc l’apport de l’hormone érythropoïétine (EPO) pour que le corps produise plus de globules rouges et ainsi favoriser le transport d’oxygène. Une fois revenu au niveau de la mer, les capacités aérobics de l’individu s’étant entraîné en haute altitude sont donc augmentées. Un masque d’entraînement ne peut reproduire cette réaction physiologique. 

*** Le port du masque d’entraînement peut entraîner l’hyperventilation et l’évanouissement. Ne pas utiliser en cas de problème cardiaque ou de haute pression ***

Comment faire une bonne arnaque (Alias : Comment se protéger)

L’image ci-bas est un courriel que j’ai reçu aujourd’hui:

Initialement, je dois avouer, j’ai eu un sourire de fierté ☺️. J’ai montré à ma femme le courriel avec un sourire au visage !!!

Puis 2 minutes plus tard, j’ai laissé tombé les émotions et j’ai fait mes recherches… J’ai déchanter en un instant.

Recette d’une bonne arnaque (Car pour se défendre, il faut savoir comment)

Une bonne arnaque est professionnelle, est contemporaine (À l’ère des YouTubers, une arnaque sur une académie te permettant d’augmenter tes vues, c’est parfait !) et SURTOUT : Vient te toucher émotionnellement !!

Quand tu es émotif, tu oublies d’être rationnel.

Voilà donc des arnaques connues au Québec et utilisant les émotions pour faire réagir :

  1. On vous appelle et on vous dit : «Félicitations madame ! Vous venez de gagner un tour de Lamborghini offert par (*****) d’une valeur de 500$ ! Cependant un tour c’est pas assez, on vous offre un second tour à une fraction du prix à 100$ blablabla (…)»
  2. Vous allez sur un site de rencontre et vous vous amouracher d’une personne finissant par vous quémander des montants d’argent mais sans que vous avez une véritable relation. Tant que vous envoyez de l’argent, il vous en demandera. Lorsque vous arrêterez, la communication se terminera. (J’ai déjà vu jusqu’à 300 000$);
  3. Vous allez sur une webcam et vous vous exposez nu face à une autre personne que vous croyez séduire. Vous vous apercevez que la personne à l’autre bout vous arnaque et demande un montant d’argent X sinon votre vidéo sera publié à votre famille etc. Peu importe le montant d’argent que vous allez envoyer, la personne en demandera toujours plus;
  4. Vous recevez un appel de la supposé police vous disant que vous avez un mandat d’arrestation contre vous et que vous devez payer avec des cartes cadeaux. La supposé police vous met tellement de pression que vous n’avez pas le temps de penser que vous faites la gaffe de payer en carte cadeau.

Rationnellement vous me direz : Bin oui mais c’est bien trop évident que c’est une arnaque !!! Cependant, lorsque vous la vivez, vous n’avez pas le temps de penser et lorsque vous vous apercevez que vous vous êtes fait avoir : Il est trop tard.

Solution

Prendre un pas de recul et réfléchir à la situation.

Vous impliquez émotionnellement = Perdre votre rationalité.

Voilà donc ce que j’ai fait après avoir reçu le courriel : J’ai pensé à l’adage :

Quand c’est trop beau pour être vrai, c’est que ce l’est.

Je me suis renseigner sur LES TALENTS DU WEB et sur François-Régie DESCHAMPS.

Voici ce qui en ressort après une recherche très simple :

  • Le numéro de présélection VPN10 a été remis à plusieurs personnes depuis décembre 2021. Ce n’est pas un numéro unique mais un message générique;
  • La chaîne YOUTUBE TDW 2022 attire moins de 100 vues par vidéo ET il n’existe aucune page YouTube TDW 2021 etc;
  • Les vidéos ne contiennent aucun META TAG et ne sont pas de qualité professionnelles;
  • Le courriel de présentation est pareil en tout point ou presque à «L’académie des créateurs» qui à l’époque (2019) a été considéré comme un SCAM (Entre autre, il était cité dans le contrat que tous vos droits intellectuels appartenaient à l’académie une fois que vous y aviez souscrit);
  • Dans les conditions d’utilisation, l’académie demande une cotisation obligatoire de 90 euros (pour 12 mois) et cette somme se renouvelle automatiquement tant que vous ne demandez pas une résiliation par courriel. Vous devrez cependant continuer à remplir vos obligations (Donc, payer) jusqu’à ce que le 12 mois se termine;
  • Donc ce courriel est une belle grosse arnaque qui vend du rêve.

Conclusion

Bref, pour bien se protéger, vous devez comprendre le type de menace qui plane sur vous.

Mon pire ennemi face à une arnaque pour moi : C’est l’émotion. Être rationnel, prendre le temps de réfléchir et faire ses recherches. Ça évite bien des soucis !

Les stéréotypes du vieillissement : Comment notre environnement nous influence négativement

ODISEA PA’DELANTE

Voici le premier article de la catégorie ODISEA PA'DELANTE, une catégorie de blog dans laquelle, au-travers mon certificat en psychologie du développement humain, je vous ferai part de mes apprentissages. Le but visé par ces articles sera toujours de permettre au plus grand nombre de gens, peu importe leur milieu, d'atteindre leur plein potentiel et ce, en utilisant une approche altruiste. 
LA VIDA ES UNA ODISEA EFIMERA

Contenu de l’article

Mon cours actuellement est PSYCHOLOGIE GÉRONTOLOGIQUE. C’est donc la psychologie des personnes âgées dont je traite.

Cependant, ce que vous êtes en train de lire vous touche directement car j’aborde aujourd’hui le sujet des stéréotypes reliés aux personnes âgées dans notre société (Article rédigé au Canada).

  1. Je vous vulgariserai d’abord ce qu’est un stéréotype et pourquoi ça existe dans notre vie malgré notre bonne volonté;
  2. Je vous ferai part du rôle des médias et de la télévision;
  3. Je vous parlerai des conséquences de l’intégration de ces stéréotypes;
  4. Et pour bien finir : Les solutions.


À 300km/h, pas le temps de niaiser !

Votre cerveau est un organe traitant l’information très vite, soit à 300km/h (Thiebaut de Schotten, Zilles, 2019). À cette vitesse là et au nombre d’informations qu’il doit traiter, il se doit de prendre le plus de raccourcis possible.

En appliquant ce principe aux relations humaines, le cerveau catégorise des groupes d’individus en les mettant dans des cases avec une grosse étiquette très simpliste.

Évidemment, le cerveau établit ces catégories en fonction de ce qu’il connaît. Donc l’environnement influence directement cette catégorisation simpliste.

Ce GROS raccourci faisant en sorte que nous catégorisons des groupes de personnes pour sauver du temps, ce sont des stéréotypes.

Exemple de stéréotypes

Au lieu de vous donnez des exemples de stéréotypes, je vais vous poser des questions :

  • Vous voyez deux véhicules impliqués dans un accident sur l’autoroute et vous vous apercevez qu’un des deux conducteurs est une personne très âgée et l’autre, une personne d’environ 30 ans. À quoi pensez-vous;
  • Croyez-vous que les personnes âgées ont une bonne capacité d’apprentissage;
  • «Les personnes âgées coûtent cher à la société et au système de santé», êtes-vous d’accord ?
  • Avez-vous peur de vieillir ?

Nous vivons dans une société occidentale où avoir de l’argent, être populaire et bien paraître est un culte et un rêve pour bien des gens.

Les médias et la télévision

Présentement, 18% de la population canadienne ont 65 ans et plus et la majorité sont des femmes.

Avez-vous l’impression que ce chiffre est représentatif dans vos séries ou vos films ? avez l’impression qu’environ 1 acteur sur 5 est une personne âgée ?

Et lorsque vous voyez une personne âgée à la télévision, que ce soit dans les médias, dans une série ou dans un film, quel est son rôle ? Est-ce que sa présence est positive, négative ou ambivalente (Exemple : Elle est lente mais elle est gentille)

Plusieurs études ont démontré que les médias en général, en particulier la télévision, dépeignent les 65 ans et plus de façon généralement négative ou ambivalente. À la télévision, elles sont dépeintes comme laides, faibles, lentes, séniles (etc.) (Northcott, 1975)(Bell, 1992)(Cohen, 2002)(Donlon, Ashman, Levy, 2005). L’étude de Cohen vient spécifier que c’est particulièrement vrai pour les femmes. Dans les médias, une étude avec un échantillon de 120 articles de journaux prélevés de LA PRESSE et Globe and Mail confirment que les médias transmettent des idées et des propos stéréotypées concernant l’âgisme. Ces stéréotypes sont encore là généralement négatifs ou ambivalents (Lagacé, Laplante, Davignon, 2011).


«J’ai peur de vieillir» – «J’suis trop vieux pour apprendre»

Quels sont les effets de ces stéréotypes ?

Si vous êtes une personne âgée:

Vous avez votre vécu, vous avez vos expériences de vie et vous avez votre environnement. De façon involontaire et par automatisme, il est possible que vous agissez exactement en lien avec les stéréotypes. Cette théorie s’appelle INTERNALISATION DES STÉRÉOTYPES (Lévy, 2009)(Lévy, Banaji, 2002).

Vous doutez ?

Une étude datant de 2002 sur 660 personnes révèlent ceci : Les personnes considérant que vieillir était négatif ont eu en moyenne une espérance de vie de 7.5ans de moins que les personnes ayant une vision plus positive (Levy, Slade, Kunkel, Kasl, 2002).

Si au contraire vous êtes conscients de ces stéréotypes et que vous vous trouvez dans une situation pouvant confirmer ou infirmer ce stéréotype, vous pourrez alors vous sentir menacés, ressentir de l’anxiété et du stress, ce qui influencera négativement votre façon d’agir. Il se pourrait aussi que vous décidiez simplement d’éviter ce type de situation. Cette théorie s’appelle MENACE DU STÉRÉOTYPE

EXEMPLE DE MENACE DE STÉRÉOTYPE par évitement (Étude à l’appui) :

  • STÉRÉOTYPE : Les personnes âgées ne sont pas capables de se servir de la technologie;
  • RÉSULTAT : Les personnes âgées sous-utilisent la technologie (Mariano et al., 2021).

EXEMPLE DE MENACE DE STÉRÉOTYPE sous-performance (ÉTUDE À L’APPUI):

  • Une étude a été faite sur 80 personnes âgées de 65 ans et plus en santé se rendant à un dépistage pour la démence. Une partie de ce groupe a été exposée à une haute-menace (Les participants ont reçu comme information qu’ils allaient participer à un test de mémoire pour une étude où il y aurait également des jeunes qui participeraient) avant le test et l’autre partie à une menace réduite (Même instructions, mais que le test est fait de façon à ce que l’âge n’influence pas le résultat).
  • RÉSULTAT : Les deux groupes ont eu des résultats inférieurs à la moyenne de leur groupe d’âge pour ce type de test.
    • Parmi le groupe exposé à la haute menace, 40% d’entre eux, selon leur test, satisfaisait aux critères de prédémence;
    • Parmi le groupe exposé à la menace réduite, 10% d’entre eux, selon leur test, satisfaisait aux critères de prédémence (Mazerolle et al., 2016)

Si vous n’êtes pas encore une personne âgée

Si vous êtes exposés aux stéréotypes négatifs envers les personnes âgées ou évoluez dans un environnement où le seul contact que vous avez avec ce groupe d’âge est négatif, vous pourrez en développer une peur : La peur de vieillir.

La peur de vieillir sans la comprendre, c’est vous exposer à l’INTERNALISATION DES STÉRÉOTYPES comme expliqué plus haut. Vous réaliserez donc de façon inconsciente lesdits stéréotypes. Si au contraire, vous êtes hyper conscients des stéréotypes et les considérez comme une menace, vous développerez alors une anxiété qui influencera vos agissements.


La solution

Quelle est la solution à tout ça ?

Pour moi qui me considère un expert en prise d’action et à «contrôler mes peurs» (Je dis bien contrôler car la peur est quelque chose d’essentiel à la survie), je crois que comprendre le problème est la base : Donc L’ÉDUCATION !

  • EXEMPLE : Si je suis une personne âgée et que j’ai peur de conduire : Je vais réfléchir à la raison pour laquelle j’ai peur (Est-ce que je vois moins bien ? Est-ce que j’ai l’impression que j’ai moins de réflexes ? Est-ce que je vois bien dans le noir etc.) Ensuite : Je verrai mes pistes de solutions. (J’aborderai ce sujet très intéressant concernant la vision et l’audition ainsi que les conséquences dans un autre article).
  • Si vous êtes alertés par ce que vous avez lu et vous voulez vous éloigner des stéréotypes et bien vieillir, renseignez-vous et éduquez-vous sur le processus du vieillissement en utilisant des sources fiables.

Également, si vous avez bien lu l’article : Votre environnement influence votre mentalité. De lire des essais, des revues, des articles parlant de personnes âgées qui réalisent et accomplissent des choses ainsi que des articles parlant positivement du vieillissement, ça influencera de façon positive votre façon de penser.

Également, en lien avec l’environnement, avoir un contact direct avec des personnes âgées est essentiel à la solution.

Si vous travaillez dans un environnement où le seul contact où vous avez en est un négatif (Maladie – Faiblesse – Démence etc.), avoir un contact positif et plus représentatif de la société est important.

Quelques chiffres et informations intéressantes pour bien finir :

  • 20% des 65ans et plus sont sur le marché du travail au Québec et ce chiffre a doublé depuis 1995;
  • 88% des 2000 américains entre 50 et 80 ans sondés en décembre 2019 se sentaient plus confortables d’être eux-mêmes;
    • Parmi ce même groupe de 2000 personnes, 67% voit positivement le vieillissement et 65% considéraient que leurs vies actuelles allaient mieux que ce qu’ils auraient crues (National poll on healthy Aging);
  • La majorité des personnes âgées sont en bonne santé physique et mental;
  • L’augmentation des coûts en santé était principalement liée à des variables non démographiques suite à une étude de 2016 (Tenand, 2016);
  • Les personnes âgées sont très impliquées dans les organisations bénévoles, politiques, communautaires et sportives;
  • Beaucoup de personnes âgées jouent le rôle de proche aidant;

Conclusion

Je crois pertinemment qu’en tant qu’individu, peu importe l’âge, en ayant un environnement sain et dynamique, en ayant de beaux modèles à qui vous pouvez vous identifier (Contact direct avec personnes âgées) et en vous informant positivement (Éducation), vous pouvez évoluer positivement et faire mentir les stéréotypes liées à l’âge. Plusieurs études le confirment (Burnes, 2019).

Alors il ne vous reste plus qu’à prendre action et vivre votre meilleur vie ! Pa’ delante !

Ambassadeur de don de sang : 50 dons

J’ai effectué en début de semaine mon 50e don de produits sanguins🩸 ce qui me donne le très beau titre d’ambassadeur de don de sang. Un titre dont je suis très fier je dois l’avouer.. car il a un parcours et une grande valeur pour moi.


donner… QU’est-ce que ça me donne ?

Altruisme et gratitude rapportent une MULTITUDE de bienfaits:

  • Réduit les risques de dépression;
  • Réduit le trouble d’anxiété généralisé ou de phobies;
  • Diminue les risques de dépendance à l’alcool ou à la nicotine;
  • Améliore le fonctionnement quotidien des gens souffrants d’un trouble de stress post-traumatique;
  • Permet de vivre de manière plus intense les différents moments de la vie;
  • Réduit la quantité d’émotions négatives et augmentent les émotions positives;
  • Agit sur la santé physique en réduisant le stress;
  • Améliore la qualité du sommeil;
  • Contribue au maintien et renforcement des relations;
  • Augmente la capacité de gérer les conflits personnels;
  • Entraîne l’entraide;
  • Active les zones du cerveau impliquées dans les comportements altruistes;

Également, en donnant du sang, je sauve automatiquement des vies.


Spécifiquement, je donne du plasma, mes dons sont utilisés principalement dans la fabrication de médicaments (Immunoglobuline (Troubles neurologiques, maladies auto-immunes etc.), Albumine (Maladies du foie, brûlures sévères, états de choc etc.), facteurs de coagulation (Hémophilies etc.)…)

Un hémophile a besoin de 1200 dons de plasma par an. Le Québec désire être autosuffisant en matière de produits sanguins. Chaque don est donc d’une grande importance. 


J’ai peur (des aiguilles – du sang …)

Je n’ai jamais eu une phobie des aiguilles mais j’ai déjà eu peur, plus exactement de la douleur.
J’ai cependant eu une phobie de l’eau au point de paniquer en dessous du pommeau de douche, ce qui faisait en sorte qu’étant jeune je prenais toujours la douche téléphone pour ne jamais avoir le jet directement au visage. Aujourd’hui, j’adore faire du kayak et j’aime faire des longueurs dans une piscine !

J’avais une phobie sociale me faisant bégayer devant une classe et me sentir en danger devant un inconnu et aujourd’hui j’y prend plaisir !

Bref.. en terme de peur je m’y connais. La peur est un mécanisme essentiel à votre survie. Vous êtes entre autre né avec une peur du vide instinctive (Gibson, E. J., & Walk, R. D. (1960)).

Pourquoi ai-je peur ?

Long sujet à développer une autre fois… Vos peurs sont instinctives, génétiquement transmises par vos parents et apprises au courant de votre vie au-travers vos expériences et votre environnement.

Prenons la peur des aiguilles : Vous voyez une aiguille et à ce moment, l’amygdale (Partie du cerveau responsable de détecter le danger) s’active. Elle s’active de la même façon que si vous étiez face à un animal très dangereux sur le point de vous tuer. Elle vous fait réfléchir à diverses options (Fuir – Foncer – Figer). Elle fait en sorte que votre corps aille ce qu’il faut pour faire face à ce danger (battement cardiaque augmente – respiration devient plus rapide etc.). Dans certains cas, cette peur est tellement intense qu’elle entraîne une perte de conscience (syncope vasovagale). Également, votre diaphragme se comprime lorsque votre corps réagit sous la peur.

Votre corps à peur instinctivement de ce qu’il lui est inconnu. Ce que votre cerveau ne connait pas : Il le perçoit comme un danger. Alors votre cerveau, il aime ça se faire réconforter et savoir où il va. Lorsqu’il est confronté à un stimulus (Une aiguille par exemple), il cherche dans sa banque de données d’expériences si il connait ça. Si il fait le lien que la dernière fois qu’il a vu une aiguille, la douleur a été très intense et qu’il a senti une intrusion néfaste dans le corps, il va activer l’amygdale pour envoyer qu’un danger potentiel est présent. Si il n’a jamais vu d’aiguille mais que ça lui fait penser à un couteau, couteau qu’il lui a déjà fait très mal lorsqu’il était très jeune, il pourra également faire l’association qu’il y a un danger potentiel.

Comment contrôler La peur

Encore là, c’est un sujet très profond. Une peur ne se traite pas comme une phobie et certaines personnes auront besoin d’un professionnel pour les guider au-travers leur processus (Si vous n’êtes plus capable de marcher suite à un accident, vous aurez besoin d’aide d’un professionnel et vous l’accepterez, il n’y a donc pas de honte à recevoir de l’aide psychologique lorsque vous en ressentez le besoin).

Très très rapidement, ma façon de réagir face à une peur : C’est premièrement de la comprendre. D’où est-ce qu’elle vient cette peur là ? Ensuite : C’est de voir les signes précurseurs. Lorsque je sens ma respiration accélérer et ma température corporelle augmenter, je sais que mon corps est en réaction et en préparation. À ce moment : Je me concentre pour que ma respiration devienne profonde et que mon diaphragme bouge correctement. Ensuite : Je me parle. Je me rassure et me mentionne que ce que ma réaction est tout à fait normal. Je rationalise ensuite en envoyant des messages positifs à mon cerveau. Le but est de lui envoyer le bon message lorsqu’il se croit en danger. Cependant, cette méthode est une méthode de réaction face à une peur. La prévention est beaucoup plus importante.

Alors comment prévenir : Une méthode très efficace est l’Exposition graduelle à l’élément qui nous fait peur. Plus vous vous exposerez à ce qui vous rend anxieux et plus votre corps s’habituera et comprendra que puisqu’il est encore en vie, il n’y a pas de danger. L’exposition graduelle, c’est d’habituer votre corps lentement mais sûrement à l’élément pour ne pas créer de traumatisme. Comme pour l’exemple de l’aiguille, ça pourrait ressembler à :

  1. Regarder des photos d’aiguille;
  2. Voir une aiguille en vrai;
  3. Voir un vidéo d’une aiguille sur une personne qui le tolère très bien;
  4. Sentir l’effet d’une aiguille contre la peau;
  5. Sentir une aiguille entrer dans la peau.

L’ensemble du processus peut parfois prendre des années, l’important est de respecter votre corps et de savoir écouter ses besoins. Être en contact avec quelqu’un / plusieurs personnes réussissant face à un élément qui vous perturbe est également très bénéfique car votre cerveau a désormais un exemple humain sur qui se comparer.


Anecdote de vie – Ma peur des aiguilles

Remontons dans le temps, il y a plus de 20 ans, je me revois à l’école primaire, à la classe de musique ou je venais d’apprendre à jouer les premières notes de la chanson thème du Titanic à la flûte à bec… donc on était en 1996 ou 1997. Je venais également d’apprendre que nous aurions un vaccin pour l’hépatite, bref, je me souviens que ma crainte de recevoir une aiguille dans ma peau était assez grande pour que je me souvienne du cours où j’étais. 

Les options d’évitement passaient dans ma tête car j’étais doué  à éviter toutes situations pouvant me mettre en danger (Fuir – Foncer – Figer = Fuir était définitivement mon mode de vie).

Seulement… je n’avais pas de possibilité d’éviter ce vaccin dont je ne comprenais pas trop l’importance. Je comprenais qu’on pouvait mourir de l’hépatite mais je n’avais personne dans mon entourage ou dans mes connaissances qui avaient été atteint alors pour moi ça n’existait pas.   L’humain voit « sa » réalité selon ses expériences et ses connaissances. Avez-vous déjà eu l’impression après vous avoir acheter une nouvelle voiture que BEAUCOUP TROP de monde avait exactement la même ? Ce n’est pas parce que tout le monde ait passé devant le vendeur d’automobiles le même jour, c’est que votre cerveau a ajouté la case « votre automobile » dans ses connaissances. À l’opposé, le cerveau perçoit ce qu’il ne connaît pas ou ne comprend pas comme étant un danger ou une menace.

Je m’égare un peu mais comprendre la base du cerveau me paraît important, et surtout,TELLEMENT intéressant.

Voilà donc que je me suis résolu au fait que je me fasse vacciner car j’avais reçu un pamphlet expliquant exactement les risques engendrés par l’hépatite, risques que je considérais supérieurs à la douleur du vaccin. 

Je m’étais habitué aux aiguilles en me disant une chose : ce qui me fait peur, c’est la douleur : si je crée une douleur plus grande que l’aiguille (en me pinçant), alors je n’aurais plus aucune crainte à avoir. Je me suis donc pincé à plusieurs reprises de façon à ce que je me dises : « y’a pas un vaccin qui va me faire plus mal que ça! ». J’ai ainsi crée une base à mon cerveau sur laquelle il pouvait s’appuyer lorsque viendrait le temps de la piqûre pour ne pas se sentir en danger. Là il faut bien comprendre que je ne suggère pas de se « faire du mal » pour se désensibiliser, j’avais à peine 10 ans à l’époque. Ce que je mentionne est plutôt que le cerveau à la capacité de se désensibiliser à une peur en s’y habituant de façon graduelle comme on l’a précédemment lu.

Quelques années plus tard, a 21 ans, je donnais du sang pour la première fois à l’école nationale de police en formation et où j’étais initialement dans un mode : « Tu réalises ton rêve, vis ton moment au maximum » faisant en sorte que j’étais presque sans peur pour une courte période. Le don s’est donc passé à merveille et mon cerveau s’est dit : « y’a rien de dangereux là-dedans. Recommence tant que tu veux ! »

Aujourd’hui, je fais des dons de plasma, un don d’une durée d’environ 40 minutes et ce, une fois par semaine.


Je ne peux pas donner de produits sanguins

Si vous ne pouvez pas donner à cause des critères de sélection très exhaustifs, ne vous découragez pas, vous avez démontrer votre grand cœur et votre intérêt. Donner sans recevoir peut se faire par l’entremise du bénévolat. Vous pouvez entre autre visiter le RÉSEAU DE LACTION BENEVOLE DU QUÉBEC https://www.rabq.ca/organismes-dans-ma-region.php  pour voir les organismes dans votre région. 


Conclusion 

Pour terminer, la peur est souvent engendrer par l’inconnu, le manque d’informations ou une mauvaise connaissance de notre merveilleuse machine : le cerveau. Une belle façon de combattre la peur est, comme on a pu le lire dans le blog, s’y exposer de façon graduelle. Communiquer avec une personne ressource dans un domaine qui nous fais peur est un bon exemple d’exposition graduelle. En la matière de don de sang : Je suis votre guide si vous en avez besoin, n’hésitez pas à m’écrire.


Carrière de donneur

Pour que vous aussi, vous commencez votre carrière de donneur : 

Hema-Quebec

Le pouvoir de la douche froide

Au-travers une baignade dans l’eau glaciale du grand nord et ma routine du matin sous l’eau glacée, venez découvrir dans le blog d’aujourd’hui le pouvoir de l’eau froide :


Durant une routine matinale qui dure environ une heure, j’incorpore une action très énergisante, une action que l’on vit généralement seulement en camping durant un moment de pur supplice ou en voyage à l’étranger qui nous donne la sensation que tous nos organes se réfugient à l’intérieur : La douche FROIDE ! (Musique cauchemardesque)

J’embarque donc dans la douche et pour éviter le choc thermique, je me mouille au complet avec une température tiède. Lorsque je suis mouillé à la grandeur et que j’ai profiter des bienfaits de l’eau chaude, je tourne la manivelle au maximum… vers le FROID ! Et je reste ainsi sous l’eau le temps de me laver au complet.

Vous allez me dire : Mais t’es un MALADE ! Une douche gelée, pourquoi je ferais ça ? Je préfère relaxer dans ma douche bien au chaud, j’ai assez d’être stressé toute la journée, je ne vais pas m’empêcher de vivre ce moment de détente.

C’est là que ça devient intéressant : au début je prenais ce type de douche comme un CHALLENGE. Je voulais montrer à mon corps : T’ES CAPABLE ! ENCORE 1 MINUTE ! Là je dois avouer que je subissais un certain stress matinal et que certains matins, je regardais la douche en me disant : «Ah non… pas toi…» Et je me suis dit : Mais pourquoi j’aurais à endurer ça ?

Maintenant : J’ai hâte à ce moment dont je ne pourrais pas me passer.

«Si vous ne trouvez pas une motivation ou du plaisir à faire une action : Celle-ci deviendra une obligation et aussitôt que vous aurez l’occasion, vous laisserez tomber cette action» – RémiWill NICOLAS –

Comment j’en suis rendu là ? D’abord, en comprenant tous les bienfaits, ensuite, en ayant du plaisir et finalement, en prenant l’habitude de le faire pour créer une connexion neurologique très solide pour en faire un réflexe. Si vous ne trouvez pas une motivation ou du plaisir à faire une action : Celle-ci deviendra une obligation et aussitôt que vous aurez l’occasion, vous laisserez tomber cette action.

Ok je comprends… mais une douche gelée… quelle plaisir y’a-t-il à avoir ?

Le pouvoir du mental

Le pouvoir du mental intervient ici : La température de l’eau est une souffrance seulement si vous laissez votre esprit s’y attarder, que ce soit très chaud ou très froid. Si votre esprit envoie à votre corps que celui-ci est en danger : Il réagira de la même façon que s’il y a un tigre à votre poursuite. C’est le cerveau reptilien qui prendra la relève et vous serai en mode panique. SI ça arrive, vous pouvez mettre une main sur votre poitrine et une autre sur votre estomac. Concentrez-vous sur votre respiration et sentir la main sur votre estomac bouger sous votre respiration. Si la main sur votre estomac ne bouge pas, c’est que votre diaphragme est contracté par le sentiment de danger. Prenez une bonne inspiration en vous concentrant pour que votre diaphragme se libère et fasse bouger la main sur votre estomac. respirez profondément à plusieurs reprises. Écoutez votre corps et mentionnez-lui que c’est normal de sentir ce choc car il ne l’a rarement vécu, cependant il n’y a aucun danger. Au contraire, vous êtes en train de recevoir une importante décharge de bienfaits en vous lavant sous une eau froide. Vous aurez alors réussi à prendre le contrôle de votre corps et votre esprit, félicitations !

Donc comme vous comprenez, j’ai appris à développer le pouvoir de mon mental et orienter mon esprit sur : Je suis en train de profiter d’une tonne de bienfaits ! dont:


Les bienfaits

Améliore la circulation sanguine :

Votre corps s’adapte à l’environnement dans lequel il vit. Lorsqu’il se fait ensevelir d’eau froide, son but est d’augmenter la température interne. Pour se faire, il augmente la circulation sanguine. Cette augmentation de circulation sanguine a pour effet d’améliorer l’afflux d’oxygène dans le corps et favoriser le transport de nutriments, donc favorise le bon fonctionnement des organes. Ça prévient également des maladies cardiovasculaires et réduit l’inflammation.

Réduit la douleur (Et augmente la tolérance à la douleur):

Lorsque je suis aller dans l’eau glaciale d’Aupaluk, c’était le lendemain d’une entorse lombaire qui m’avait presque paralysé. Je peux vous assurer que j’ai ressenti instantanément les bénéfices de l’eau.

Également, tout art martial est pour moi une source de plaisir. Cependant, mes muscles sont endoloris après ces entraînements. L’eau froide a un merveilleux pouvoir qui aide les muscles à relaxer et à se réparer après un entraînement. Une étude de North American Journal of Médical Sciences mentionne également que l’eau froide vient augmenter la tolérance à la douleur.

Raffermit la peau

Et gratuitement ! Sans traitement, vous avez une peau plus ferme. L’eau chaude a pour effet d’ouvrir les pores de la peau, l’eau froide fait évidemment le contraire. En refermant les pores de la peau, celle-ci se raffermit et garde son élasticité. Également j’ai une peau sèche à la base et qui est sujette à l’eczéma. L’eau chaude a pour effet de déshydrater et peut créer des démangeaisons, ce que je veux évidemment éviter.

Cheveux en bonne santé

Depuis que j’ai 17 ans, je m’informe sur tout ce qui peut nuire ou améliorer le cuir chevelu (Ouin, on a tous nos passions). L’eau chaude, comme je l’ai mentionné précédemment, déshydrate et donc, assèche le cuir chevelu. L’eau froide fait le contraire. L’eau froide permet d’avoir les cheveux soyeux (Quel bel adjectif pour des cheveux), les garder en santé et également … en place.

Active l’organisme

Préparez-vous à une réaction chimique très impressionnante : Libération de dopamine (Hormone considérer l’hormone du plaisir ) et de noradrénaline . La libération de noradrénaline augmente la fréquence cardiaque. Le corps réagit à cette libération de noradrénaline par un BOOST d’endorphines, réduisant ainsi la douleur et les effets négatifs du stress tout en procurant un effet d’euphorie … Aucun espresso vient me procurer autant de bénéfices !

Renforce le système immunitaire

Une étude de PLOS ONE indiquent que les personnes ayant pris une douche froide (Ont pris la fin de leur douche froide de 30 à 90 secondes) ont pris moins de congé de maladie (30% moins) et se sont sentis moins anxieux et plus satisfaits de leur vie.

Donc vous pouvez très bien prendre votre douche normal tout en terminant avec une température très froide pour en retirer tous les bénéfices.

Perte de poids

Votre corps dépense de l’énergie pour rester sous l’eau froide et augmente le taux métabolique de 350%. La graisse jaune est ainsi changer en graisse brune où l’organisme puise pour conserver une température normale. Vous perdez alors du poids et de la masse graisseuse (jaune) selon une recherche publiée par les National Institutes of Health (NIH).

Et finalement, le plus important, développe le pouvoir du mental

Prendre une douche froide et m’y sentir à l’aise me demande d’être dans le moment présent, de penser à ma respiration et de relaxer. Cet exercice est à la fois physique pour mon corps et psychologique pour mon mental. Si vous pensez au fait que vous êtes en train de prendre une douche froide alors que vous seriez tellement mieux dans votre lit sous les couvertures ou dans l’eau brûlante d’un spa, vous n’êtes pas dans le moment présent et votre esprit vous enverra le message : SORS D’ICITTE ! Votre corps se sentira en danger et vous n’aurez plus aucun plaisir. D’habituer votre esprit à rationaliser ce qui lui arrive et à être confortable à l’extérieur de sa zone de confort crée encore une fois une connexion neurologique bénéfique à la réalisation d’actions vous demandant de sortir des sentiers battus sans se sentir en danger.

La liste est longue n’est-ce pas…

Bien sûr il est possible que vous avez une condition particulière ne faisant pas de vous le candidat idéal pour la douche froide :


Pourquoi ne devrai-je pas prendre une douche froide ?

  • SI vous n’y trouvez pas de motivation : Dans la vie, il est important d’avoir un bon équilibre. De passer de : Je prends toutes mes douches brûlantes À Je prends toutes mes douches froides risque de créer un stress négatif sur votre corps et votre esprit. Vous pouvez y aller graduellement, en y allant que d’un 5 secondes à la fin de votre douche et l’augmenter jusqu’à 30 secondes tout en profitant du reste de votre douche confortable. Vous sentirez ensuite les bénéfices et si ceux-ci sont très agréables, vous aurez alors trouver la motivation à vivre ce moment;
  • Si vous ne vous sentez pas à l’aise car vous souffrez de haute-pression, vous avez un taux de sucre élevé avez un problème cardiaque ou avez une condition particulière, la consultation d’un professionnel de la santé serait préférable.

Anecdote de vie – Baignade à -1.4°C

Aupaluk 20 juin 2021

Température de l’eau : Moyenne -1.4°C

Un MUST que je m’étais fixer lors de ma mission de trois semaines dans le nord était d’aller nager dans l’eau de la baie d’Hudson. La température y varie entre -2 et 1 degré Celsius en Juin.
Le 20 juin 2021, jour de baignade, moi et mon partner avons été à «la plage» (Oui… c’est le type de plage qui mérite des guillemets. Très peu commun mais très agréable). Je l’ai regardé et je lui ai dit : «T’es pas game». Il ne se doutait probablement pas que mon choix était déjà fait alors il m’a répondu sur un ton de défi en me regardant directement dans les yeux, comme si je lui avais demandé si il était prêt à aller à la guerre : «Tu ne me le diras pas deux fois !» Il a enlevé ses vêtements et a avancé tranquillement dans l’eau. Je lui ai lancé : «Bin non !! Faut que tu entre complètement dans l’eau ! S’est une immersion !» et je l’ai fait. J’ai plongé complètement dans cette eau glaciale. Je me disais : WAW… Je me baigne dans l’eau des glaciers… Il n’y a pas d’eau plus pure que ça. J’ai ouvert les yeux sous l’eau sans ressentir aucun inconfort.

Mon partner est ressorti rapidement et j’y ai resté encore de longues minutes, profitant de ce moment qui ne se représenterait jamais. Profitant de l’eau glaciale venant complètement me faire oublier la douleur de l’entorse lombaire que je m’étais fait la veille. Je suis ensuite ressortie, ressentant les effets de l’endorphine après avoir reçu un choc de dopamine et noradrénaline. Je ne sentais plus du tout la douleur au dos (Ni aucune autre douleur d’ailleurs). Je suis embarqué dans le camion et c’est là que les tremblements ont commencé, durant de longues minutes, mon corps venait me dire : «On aurait eu autant de fun si t’étais sorti un peu avant !». Comme on a pu le comprendre dans les bienfaits, le corps s’adapte à son environnement froid en se réchauffant, mais il y a une limite suite à laquelle l’hypothermie peut survenir. Je n’étais pas à ce stade là mais pas loin…

La température de mon corps s’est régularisé après une quinzaine de minutes et aujourd’hui lorsque j’y repense, un mot me vient en tête : Équilibre


Conclusion

L’équilibre est importante dans la vie, dans les extrêmes nos actions et nos pensées perdent de leurs sens

Rémi Will NICOLAS

L’équilibre est importante dans la vie, dans les extrêmes nos actions et nos pensées perdent de leurs sens. Dans le sujet d’aujourd’hui, votre corps à besoin du chaud et du froid. Pour les bienfaits énumérés ci-haut, j’ai un penchant pour le froid, mais ça ne m’empêche pas de profiter de ce que l’eau chaude apporte comme effets positifs à l’occasion.

Vous pouvez subir ou vivre votre vie. Si vous vous sortez de votre zone de confort volontairement et en y trouvant une source de plaisir ou de satisfaction, vous développerez l’art d’être confortable hors de sa zone et réduirez votre anxiété face à l’inconnu ainsi qu’une capacité d’adaptation. Si vous appréciez chaque petit pas (Car on avance pas à pas, la téléportation n’existe pas encore), vous ferez de ces sorties de zone de confort un mode de vie et non une mode saisonnière ou une anecdote.